Des pluies torrentielles sèment la désolation en Algérie

En moins d’une semaine, au moins seize personnes ont trouvé la mort dans les inondations causées par les crues des rivières. La protection civile algérienne s’est déployée sur le terrain pour limiter ce bilan et protéger les populations. La météo continue d’annoncer des jours difficiles. En Afrique de l’Ouest le bilan des pluies torrentielles s’élève par ailleurs à plus de 160 morts et 600 000 personnes touchées.

Le bilan des intempéries qui frappent certaines régions du sud des hauts-plateaux algériens de l’Algérie depuis mardi dernier, s’alourdit chaque jour un peu plus. Jeudi, un sous-préfet a été emporté par les eaux d’une rivière en crue dans le département de Laghouat, à 400 km au sud d’Alger. Vendredi dans l’extrême sud-ouest, huit autres personnes, dont quatre membres d’une même famille sont mortes noyées. Lundi, le bilan s’est établi à seize morts. Tous causés par de fortes pluies, qui, comme en Afrique de l’ouest font déborder les rivières. Les services de météorologie n’annoncent pas de bonnes nouvelles pour les prochains jours, d’où la crainte du gouvernement de voir la situation s’aggraver.

La Protection civile algérienne s’est déployée dans les zone sinistrée, et a pu sauver une vingtaine de personnes. Ce service a laissé entendre que les dégâts matériels ont été faibles, mais il met les populations en garde contre les mouvements de panique, qui les mettraient davantage en danger. « Il ne faut pas que les gens s’aventurent à traverser les oueds en furie et les ponts menacés. Les enfants des zones rurales doivent également éviter de marcher le long des lits des oueds », a déclaré Mohamed Medjkane, chargé de communication de la Protection civile, interrogé par Algérie-dz.

L’Afrique de l’Ouest gravement touchée

L’Algérie n’est pas le seul pays africain endeuillé par des pluies diluviennes. Depuis juin dernier, sept autres Etats d’Afrique de l’ouest, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Ghana, le Mali, le Niger, la Guinée et le Burkina Faso ont également connu des inondations dues aux pluies. Plus de 160 personnes ont trouvé la mort, pendant que quelques 600 000 autres ont été touchées selon le Bureau de coordination des Affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) craint par ailleurs le développement des épidémies suite au déplacement des populations et leur regroupement dans des centres improvisés. Pour faire face à cette situation, un appel à l’aide a été lancé à l’endroit de la communauté internationale. Pour le seul cas du Burkina Faso, un des pays les plus touchés, l’Onu a demandé d’urgence l’octroi de 18,4 millions de dollars pour aider les sinistrés.