Des militaires victimes d’une embuscade meurtrière en Algérie

Au mois quatorze militaires ont péri et une vingtaine d’autres ont été blessés dans un attentat sanglant perpétré, mercredi, dans la wilaya de Tipaza, à l’ouest d’Alger. La nébuleuse terroriste Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) serait à l’origine de l’attentat.

Notre correspondant en Algérie

Les islamistes se sont manifestés de nouveau ce mercredi, en Algérie. Ils ont signé un nouvel attentat meurtrier dans lequel au moins quatorze militaires ont perdu la vie et une vingtaine d’autres ont été blessés. L’attaque aurait été organisée par les Protecteurs de la prédication salafiste, un groupe issu d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).
Cet événement intervient au moment où l’étau se resserre de plus en plus sur les islamistes armés qui continuent d’écumer certaines régions du pays, notamment le centre.

C’est lors du passage d’un convoi militaire dans une zone boisée que, suivant une tactique bien rodée, les terroristes ont fait exploser des bombes puis arrosé les soldats du feu nourri de leurs armes automatiques. Depuis cet attentat meurtrier, l’armée passe la région au peigne fin pour retrouver les responsables. La région de Tipaza n’avait pas connu d’attentat terroriste depuis plusieurs années.

Dans les milieux sécuritaires l’on explique la recrudescence des actes terroristes par la volonté de leurs auteurs de desserrer l’étau mis en place par les services de sécurité, notamment à l’est et au centre du pays, qui se resserre de plus en plus sur eux. Selon le ministre de l’intérieur, Yazid Zerhouni, les attentats touchent des « zones d’accalmie pour semer la diversion ».

Les islamistes veulent rendre à l’armée coup pour coup

Plusieurs dizaines de terroristes ont été mis hors d’état de nuire ces dernières semaines alors que d’importants moyens humains et matériels sont déployés afin de permettre à la population de recouvrer la paix et la sécurité, conditions préalables à tout développement économique.
Même si quelques terroristes se rendent dans le cadre de la loi sur la réconciliation nationale prônée par le président de la république Abdelaziz Bouteflika, il n’en demeure pas moins que les irréductibles fidèles à la ligne d’Al Qaida restent attachés à leur logique meurtrière.
En témoignent les actes sanglants perpétrés notamment dans les wilayas du nord du pays où le relief montagneux facilite leur activité.

L’embuscade la plus meurtrière de l’année s’est produite le 17 juin, dans le département de Bordj Bou Arreridj, à l’est d’Alger. Dix-huit gendarmes et deux civils ont été abattus par l’AQMI. Depuis le 20mai, pas moins de cinq attaques contre des militaires ont été perpétrées en Algérie.