Des insultes racistes contre la nouvelle Miss America

Depuis son élection dimanche dernier, la plus belle femme des Etats-Unis doit faire face à des insultes racistes. Nina Davuluri est la première Américaine d’origine indienne à remporter le titre de Miss America 2014.

Nina Davuluri, une jeune femme d’origine indienne, a été élue Miss America 2014 dimanche 15 septembre à Atlantic City. Ce qui a provoqué une vague de réactions racistes sur la Toile. Certains sont allés jusqu’à se demander si elle n’est pas plus une Miss Al-Qaïda qu’une Miss America. L’élection de la jeune femme de 24 ans est une première dans l’histoire de ce concours de beauté.Nina Davuluri est une jeune étudiante américaine d’origine indienne. Outre sa beauté, c’est sa culture d’origine qui a séduit le jury et le public, éblouis par les pas de danse indienne qu’elle a effectués.

Dès l’élection de Miss America 2014, de nombreux messages à caractère raciste sont en effet apparus sur les réseaux sociaux et notamment sur Twitter. Une sélection de tweets rassemblée par le site américain, Buzzfeed montre ainsi que de nombreux internautes regrettent l’élection d’une Miss d’origine indienne. « Comment une étrangère peut-elle être élue Miss America ? Elle est arabe. Idiots ». Un autre internaute va plus loin dans ses déclarations racistes : « Asiatique ou Indienne, vous plaisantez ? On est en Amérique. Oh mon Dieu ». Un internaute s’en est même pris à Barack Obama en lâchant ces mots : « Ni notre Président, ni notre Miss America ne sont américains. Je suis désolé, mais Miss Kansas, je te salue ! Tu es une vraie américaine ! ».

Certains internautes n’ont pas hésité à faire le parallèle entre les origines de la grande gagnante et le terrorisme. « Il y a quatre jours, c’était le 11 septembre et elle remporte Miss America ? », pouvait-on lire sur Twitter. Et un autre internaute de s’interroger : « Miss America maintenant ou Miss Al-Qaïda ? ». Quant à cet autre internaute, il y va de sa petite conclusion : « Donc Miss America est une terroriste ». Les amalgames d’une Amérique noyée dans ses propres contradictions.