Des femmes casques bleus au Libéria

Le premier contingent féminin de forces de maintien de la paix de l’ONU a atterri, mardi, à l’aéroport de Monrovia, au Libéria. Il fait parti de la MINUL, Mission de l’ONU au Libéria adopté le 19 septembre 2003. Il est composé de cent cinq femmes officiers de police indiennes.

« C’est la première fois que l’ONU utilise un contingent de Casques bleus uniquement féminins », a déclaré à la presse le chef de la police de la Mission de l’ONU au Libéria (MINUL), Mohamed Alhassan. Ce contingent de cent cinq femmes officiers de police indiennes est arrivé, mardi, au Libéria, pour une période de six mois, dans le cadre de la MINUL. Une mission adoptée le 19 septembre par le Conseil de sécurité de l’ONU, préoccupée par le conflit au Libéria. Elle a également été mise en place pour appuyer l’accord de cessez-le feu du 17 juin 2003.

Ce contingent est le premier, uniquement composé de femmes, à être déployé dans le cadre d’une mission de maintien de la paix. L’Inde est l’un des rares pays disposant d’un contingent formé de femmes bien entraînées à servir dans des unités et qui ont l’expérience des conflits, notamment au Cachemire. Ces femmes seront déployées à travers le pays pour des missions de sécurité générales, tel le maintien de l’ordre, et relatives aux violences sexuelles et agressions perpétrées contre les enfants par des Casques bleus.

La MINUL a demandé au Bureau des services de contrôle interne (BSCI) d’ouvrir une enquête sur les allégations d’abus sexuels sur des enfants commis par des casques bleus, en 2006. L’ONU est déterminée à punir tout membre de son personnel reconnu coupable de ces abus.

Ces femmes casques bleus devraient être plus accessibles pour les femmes et les enfants, qui sont les premières victimes de ces crimes. Par ailleurs, elles pourraient influencer les femmes du Libéria à s’investir davantage dans la gestion politique de leur pays, qui est le premier d’Afrique à avoir une femme présidente (depuis 2005). Elles pourraient, également, les inciter à intégrer la police, dont le commandant en chef est une femme, Munah Sieh.

Le conflit au Libéria, de 1989 à 2003, a fait, plus de 200 000 morts, trois millions de déplacés et détruit l’essentiel des infrastructures.