Patron de Total décédé : qui était Christophe de Margerie ?

Christophe de Margerie, le patron du groupe pétrolier français Total est décédé dans le crash d’un avion privé, dans la nuit de lundi à mardi, à l’aéroport de Vnoukovo, près de Moscou. Il était connu pour être un PDG atypique aux talents de négociateurs hors pair. Portrait.

Il était à la tête de Total depuis le 14 février 2007. Connu pour avoir défendu bec et ongles le groupe pétrolier français, il avait d’ailleurs encore d’autres projets sur la table pour son entreprise. Mais la vie en a décidé autrement. Christophe de Margerie est décédé dans la nuit de lundi à mardi dans un crash d’avion en Russie, à l’aéroport de Vnoukovo, près de Moscou.

« Big moustache, un bon vivant »

Surnommé big moustache, pour son énorme moustache, Christophe de Margerie, marié et père de trois enfants, était réputé bon vivant. « Tout le monde le connaissait dans la maison, c’était un patron très chaleureux », indique ce salarié. Mais il n’était pas non plus du genre à mâcher ses mots. « C’était un grand personnage qui disait ce qu’il pensait à tous ceux qui se trouvaient en face de lui, même aux chefs d’Etat, d’autres PDG d’entreprise », selon Pierre Moscovici. Pour le Président français François Hollande, la France a perdu un grand patron, qui a oeuvré pour l’excellence de Total.

Né le 6 août 1951, Christophe de Margerie, petit-fils de Pierre Taittinger, fondateur de l’empire du luxe et du champagne Taittinger, avait grandi dans une famille de diplomates et de dirigeants d’entreprises. Mais il n’a pas suivi la voie familiale. Diplômé de l’Ecole supérieure de Commerce de Paris, il intègre en 1974 à la direction financière de l’ancienne Compagnie française des pétroles, gravissant peu à peu les échelons du groupe. Il finit par intégrer le comité directeur en 1992, devenant directeur général de Total Moyen-Orient, en 1995.

En 1999, il devient par la suite le numéro deux, à la tête de la division Exploration & Production. En mai 2006, il est désigné par le PDG Thierry Desmarest pour lui succéder à la direction exécutive. Une évolution logique après toute une carrière effectuée chez Total.