De l’efficacité d’un traitement diurétique contre l’autisme !

L’équipe de Yehezkel Ben-Ari, chercheur à l’Inserm, démontre aujourd’hui que l’ocytocine surnommée hormone de l’accouchement, aurait un rôle protecteur sur le développement de l’autisme.

L’équipe de Yehezkel Ben-Ari, chercheur à l’Inserm, démontre aujourd’hui que l’ocytocine surnommée hormone de l’accouchement, aurait un rôle protecteur sur le développement de l’autisme. Ce, après avoir démontré en 2012 l’intérêt d’un traitement diurétique pour réduire les symptômes de l’autisme chez des enfants malades. Ces résultats sont parus dans la revue Science.

Des chercheurs ont mis en évidence que des événements se déroulant dans le cerveau, durant l’accouchement, avaient une importance considérable dans le développement de l’autisme. Il semblerait que l’ocytocine, l’hormone de l’accouchement qui provoque les contractions, soit impliquée dans ce processus.

Pour tester cette hypothèse, les scientifiques ont voulu bloquer les voies d’action de cette hormone en injectant aux souris gestantes une molécule dite antagoniste, c’est-à-dire qui se fixe aux récepteurs de l’ocytocine. Et il s’est avéré que la descendance de ces souris développait la totalité des syndromes autistiques observés chez les modèles animaux de l’autisme (troubles du comportement associés à des anomalies neuronales).

Autrement dit, in vivo, c’est l’ocytocine qui serait responsable de la chute de chlore intra-neuronal lors de l’accouchement, même si ses mécanismes d’action restent méconnus.