Dans la peau d’un Pygmé

‘Dans la peau d’un papou’, le site de Survival International, destiné aux enfants est une véritable aventure humaine virtuelle pour les plus jeunes. Il les amène à la découverte des peuples indigènes du monde et surtout d’Afrique.

Survival International, organisation non gouvernementale, qui soutient les peuples indigènes a lancé en juin dernier un site à l’intention des enfants de 7 à 12 ans dénommé ‘Dans la peau d’un Papou‘. Ce site ludique et joliment illustré donne accès, entre autres, à une médiathèque, une photothèque, un lexique pour permettre aux enfants de se familiariser avec le vocabulaire ethnologique. Toutes les régions du monde sont à explorer tout seul, avec des camarades de classe ou accompagné d’adultes, qui ont eux aussi des choses à apprendre. On ne les oublie d’ailleurs pas. Mais le site offre encore plus dans sa rubrique ‘Nous, le monde’ : des enfants indigènes y témoignent de leur quotidien.

Se forger une conscience en s’amusant

Ainsi les héros de cette invitation à la découverte d’autres peuples sont Anton, le Tchouktche [[Les Tchouktche sont un peuple d’éleveurs de rennes semi-nomades qui vivent à l’extrême nord de la Sibérie]], la Yanomami Guiomar [[Les Yanomai sont des Amérindiens, ils vivent au Brésil]] et Esimba, le Pygmé Ba-Aka. Les enfants peuvent ainsi découvrir le quotidien d’un enfant de 10 ans qui habite près de la rivière Sangha dans la forêt équatoriale au Congo. La communauté des Ba-Aka, à laquelle il appartient, que l’on retrouve en République centrafricaine et dans le nord du Congo, compte environ 10 000 âmes. Esimba, qui a grandi depuis son témoignage récolté en 2001, raconte ses journées ponctuées par les jeux avec ses amis et de nombreuses espiègleries qui ne l’empêchent pas d’accompagner son père à la chasse.

Au sortir de cette promenade, les enfants peuvent poster leur courrier et découvrir d’autres univers à travers les liens proposés. Clin d’œil tout spécial à ‘Tibao, le monde magique d’un petit Africain’, une petite histoire interactive très plaisante à suivre. Ils peuvent aussi s’enquérir des nouvelles des peuples indigènes et de l’action de Survival en leur faveur grâce au journal qui leur est proposé chaque mois. Dans la dernière édition, ils pourront ainsi écrire un poème en kali’na banane, mélange de kali’na, la langue indienne la plus parlée en Guyane, et de français. Ou découvrir le centre culturel Jean Marie Tjibaou, à Nouméa, à l’architecture originale qui porte le nom d’une figure mythique de la Nouvelle Calédonie. Ce grand chef kanak, décédé en 1989, a milité toute sa vie pour la réconciliation des non Kanak et des Kanak, peuple autochtone de l’île.