
Pendant trois jours, la capitale sénégalaise réunit présidents d’assemblées et parlementaires francophones du continent autour des crises géopolitiques, de la souveraineté africaine et du rôle des parlements dans la consolidation de la paix.
C’est à Dakar que les délégations africaines de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie se sont retrouvées ce lundi matin pour ouvrir la 32e édition de leur assemblée régionale. Trois jours de travaux qui s’annoncent chargés, dans un contexte continental particulièrement tendu.
Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, et le président en exercice de l’APF, Hilarion Etong, par ailleurs Premier vice-président de l’Assemblée nationale du Cameroun, ont conjointement présidé la cérémonie d’ouverture, saluant le déplacement de nombreux présidents d’institutions et parlementaires venus de l’ensemble du continent. Les échanges porteront essentiellement sur les crises internationales qui secouent plusieurs pays membres et sur la manière dont les parlements peuvent peser dans leur résolution.
La question de la souveraineté africaine dans la gestion des conflits, sans attendre de réponses extérieures, devrait dominer les débats, aux côtés de la situation au Moyen-Orient et au Proche-Orient. Les participants s’intéresseront aussi au rôle des parlements dans le dialogue entre les peuples, la stabilité institutionnelle et le renforcement de la coopération législative entre États francophones.
Dakar, vitrine d’une Francophonie parlementaire en quête de stabilité
Pour la capitale sénégalaise, réussir l’acceuil de cette rencontre dans une période de conflit entre le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, est important. Le Sénégal entend incarner un ancrage stable dans une région où plusieurs institutions traversent des crises profondes. Les sessions se poursuivent jusqu’au 20 mai, à l’issue desquelles les sections membres devraient adopter un communiqué final présentant leurs principales recommandations.



