Crise malienne : Hillary Clinton à Alger

L’ONU a laissé 45 jours, à compter du vendredi 12 octobre, aux autorités africaines pour se mettre d’accord sur un dispositif armé opérationnel, en vue d’une intervention militaire au Nord-Mali. Pour ce faire, Hillary Clinton doit rencontrer ce lundi 29 octobre le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, afin de le convaincre de soutenir l’opération militaire contre les islamistes, affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui occupent le Nord-Mali depuis plus de six mois maintenant.

Hillary Clinton rencontre Abdelaziz Bouteflika. Pour intervenir militairement au Nord-Mali, l’ONU exige des autorités africaines un dispositif armé opérationnel. Et les Nations unies ont laissé, à compter du vendredi 12 octobre, 45 jours à Bamako, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et à l’Union africaine (UA) pour parvenir à un compromis. Le soutien de l’Algérie est, en outre, de taille. Ainsi, Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, doit-elle s’entretenir ce lundi 29 octobre avec le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, afin de le persuader de la nécessité d’une opération militaire contre les islamistes, affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui occupent le Nord-Mali depuis plus de six mois maintenant.

« Hillary Clinton tient à s’entretenir avec le président algérien de la crise malienne et surtout de la lutte antiterroriste dans la région sahélienne », indique RFI. « Alger et Washington ont un objectif prioritaire commun : lutter contre les groupes terroristes qui se sont installés dans le nord du Mali », ajoute son site internet.

Alger et Washington : en ordre dispersé

L’Algérie tente de convaincre ses pays voisins qu’une issue politique est préférable dans la résolution de la crise malienne. Le ministre algérien des Affaires africaines, Abdelkader Messahel, a clôt le mardi 9 octobre à Niamey, la capitale du Niger, une tournée sahélienne. Alger se préoccupe du sort de ses diplomates capturés par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), en avril 2012 à Gao, analyse pour Afrik.com Philippe Hugon, chercheur à l’Iris et spécialiste du Mali.

Or, Washington apporte désormais son soutien à la France, qui soutiendra logistiquement le Mali, en cas d’une intervention militaire au Nord-Mali. C’est en tout cas ce qu’a affirmé Philip Gordon, le secrétaire d’Etat adjoint américain chargé de l’Europe, dans un entretien accordé au journal Le Monde et publié le mardi 9 octobre.
« Dans toutes les réunions, la France souligne l’importance du Sahel. A chaque fois, nous nous engageons à travailler avec elle », avait déclaré Philip Gordon. Cette fois-ci, « Nous soutenons la France et si elle décide qu’il est nécessaire d’intervenir militairement, elle peut compter sur le soutien des Etats-Unis », s’était-il engagé.

Hillary Clinton se rend, donc, à Alger pour s’assurer du soutien du président Abdelaziz Bouteflika, en vue d’une intervention militaire au Nord-Mali. D’autant que les Etats-Unis et l’Algérie ont conclu le vendredi 19 octobre un partenariat stratégique.