Crise avec l’Espagne, le Maroc met en garde l’Union Européenne


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Nasser Bourita, chef de la diplomatie marocaine
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, accusant Madrid d’instrumentaliser les institutions européennes dans sa crise avec Rabat, a indiqué que « l’européanisation » de la crise avec l’Espagne est contre-productive.

« Toute tentative de contourner le débat sur la crise bilatérale avec l’Espagne et son européanisation, aura des résultats contre-productifs, voire négatifs pour toute sortie de crise », a estimé, ce vendredi 11 juin 2021, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, réagissant à la décision du Parlement de l’Union Européenne de condamner le Maroc suite à un flux de migration qui a explosé.

En effet, jeudi, le Maroc s’est fait condamner par le Parlement européen pour « l’instrumentalisation des mineurs par les autorités marocaines dans la crise migratoire à Ceuta ». Avec 397 voix pour, 85 voix contre et 196 abstentions, le Parlement européen a adopté un texte proposé par des parlementaires espagnols visant le royaume.

Il est en effet reproché « l’utilisation par le Maroc des contrôles aux frontières et de la migration, notamment des mineurs non accompagnés dans la crise migratoire de la ville de Ceuta, comme moyen de pression politique sur un État membre de l’Union Européenne ». Avis que ne partage pas Nasser Bourita et rejeté par le Parlement arabe, qui pointe de « fausses critiques et d’accusations sans fondement, concernant la politique du royaume du Maroc en matière d’immigration irrégulière ».

« Autant le Maroc est satisfait de sa relation avec l’Union Européenne, autant il considère que la crise est bilatérale avec l’Espagne », a estimé le chef de la diplomatie marocaine, au cours d’une conférence de presse tenue, ce vendredi, à Rabat, soulignant que « Toute tentative de contourner le débat sur la crise bilatérale avec l’Espagne et son européanisation sera contre-productive, voire négative pour toute sortie de crise ».

« La résolution du Parlement européen est contraire à l’esprit du partenariat entre le Royaume du Maroc et l’Union Européenne et au registre exemplaire du Maroc en matière de lutte contre la migration clandestine et ses efforts bien connus et reconnus par les organisations européennes… Cette résolution s’inscrit dans le cadre de l’instrumentalisation par l’Espagne des institutions européennes, notamment du Parlement européen, dans des questions qui ne relèvent pas de sa compétence », estime Nasser Bourita.

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