Crise au Burundi : préoccupée, l’OIF appelle à privilégier le dialogue

L’organisation internationale de la Francophonie a exprimé sa profonde préoccupation face aux conséquences de la récente tentative de coup d’Etat au Burundi. Elle appelle toutes les parties à privilégier le dialogue.

Dans un communiqué de presse rendu public, ce dimanche 17 mai 2015, Mme Michaelle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie a exprimé sa profonde préoccupation face aux conséquences de la récente tentative de coup d’Etat au Burundi.

« J’appelle toutes les parties à privilégier le dialogue dans la recherche d’une solution constructive qui préserve la paix et la sécurité. Après les événements douloureux qui ont marqué l’histoire du Burundi et ont été surmontés grâce à l’Accord d’Arusha, il est important que toutes les parties respectent l’esprit et la lettre de ce texte consensuel, fondamental pour la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et du développement au Burundi ». C’est en ces termes que Mme Michaelle Jean a invité les différents acteurs politiques burundais à privilégier le dialogue pour une sortie de crise.

En outre, elle a rappelé la nécessité, en toutes circonstances, du respect des droits de l’Homme et des libertés tel que prévu dans les textes internationaux pertinents, y compris la déclaration de Bamako.

La Secrétaire générale de la Francophonie a aussi souligné, l’importance de toutes les garanties du droit à la défense des personnes interpellées depuis le depuis de cette crise.

L’organisation internationale de la Francophonie (OIF) a aussi réitéré son engagement à s’associer au plus haut niveau à la médiation menée par la communauté internationale, à savoir les Nations Unies et l’Union Africaine, qui vise à la recherche d’une solution durable à la crise en cours qui prévaut au Burundi.

Depuis un mois, le Burundi est plongé dans une crise politique, née de la candidature contestée du Président Pierre Nkurunziza à un 3ème mandat. La situation s’est compliquée suite à la tentative de coup d’Etat du Général Godefroid Niyombaré, un ancien compagnon d’armes du Président Nkurunziza.