Crise au Burundi : Paul Kagame accuse Pierre Nkurunziza

Le Président rwandais, Paul Kagame, a accusé les dirigeants burundais qui « massacrent leur population du matin au soir ».

S’exprimant lors d’un dîner au cours duquel des récompenses ont été remises à des personnes œuvrant pour l’unité et la réconciliation au Rwanda, le Président rwandais, Paul Kagame a chargé les dirigeants burundais qui « massacrent leur population du matin au soir ».

« Le Burundi s’est vu couper les aides internationales à cause de sa mauvaise situation, une situation qui rappelle un peu celle qui a prévalu ici. Comment des dirigeants peuvent-ils s’autoriser à massacrer leur population du matin au soir ? ». Cette interrogation est du président rwandais, Paul Kagame, qui s’est inquiété la situation chez son voisin burundais. Depuis samedi en effet, les forces de sécurité burundaises mènent une opération de porte à porte dans les quartiers acquis à l’opposition pour disent-ils dénicher les insurgés qui s’y cachent. Une opération de police vue d’un mauvais œil à l’international.

Kagame, qui ne mâche point ses mots, charge pierre Nkurunziza qui « s’enferme, personne ne sait où il se cache, personne ne peut le trouver pour lui parler. Comment peut-il prétendre diriger son pays? Des gens meurent tous les jours, les cadavres jonchent les rues. Et après ils appellent ça des « problèmes politiques ». Mais c’est quoi cette politique ? Les dirigeants du Burundi se targuent d’être des hommes de Dieu, certains sont mêmes pasteurs. Mais en quel Dieu croient-ils ? Y-a-t il un endroit dans la Bible où les dirigeants sont appelés à massacrer leur peuple ? », s’indigne Paul Kagame »

« La situation du Burundi a des retombées sur nous les Rwandais . Les problèmes du Burundi, d’où viennent-ils ? Même si on accuse le Rwanda, ce sont les Burundais eux-mêmes qui sont responsables de leur situation. Les Burundais auraient dû tirer des leçons de ce qui s’est passé ici. Nous, les Rwandais, devons nous préserver du mal. Nous devons lutter pour que le mal ne revienne pas en nous », a averti le chef de l’Etat rwandais.