Crise au Burundi : les putchistes reconnaissent l’échec du coup d’Etat

Le numéro deux du mouvement putschiste au Burundi, le général Cyrille Ndayirukiye, a reconnu ce jeudi soir l’échec du coup d’État contre le président Pierre Nkurunziza. Ce dernier a annoncé un peu avant son retour au Burundi sur son compte Twitter.

La situation est-elle moins confuse au Burundi? Il est encore sans doute trop tôt pour l’affirmer. Mais les choses commencent à se préciser peu à peu puisque le numéro deux du mouvement putschiste au Burundi, le général Cyrille Ndayirukiye, a reconnu ce soir l’échec du coup d’État contre le président Pierre Nkurunziza. « Personnellement, je le reconnais, notre mouvement a échoué. Nous avons rencontré une trop grande détermination militaire pour soutenir le système au pouvoir », a-t-il déclaré.

Un peu avant cette annonce des putschistes, le président burundais a, lui, annoncé sur son compte Twitter qu’il était de retour au Burundi. « Je suis au Burundi, je félicite l’armée et la police pour leur patriotisme et les burundais pour leur patience », a-t-il déclaré sur Twitter. Il avait tenté mercredi de se rendre dans son pays sans succès. L’aéroport étant fermé, il avait dû repartir en Tanzanie où il s’était rendu pour participer à un sommet des chefs d’Etat d’Afrique de l’est sur la crise au Burundi justement.

Tout a commencé lorsque l’ex-chef d’état-major, Godefroid Niyombaré, a annoncé mercredi 13 mai dans la matinée sur une radio privée la destitution du président Pierre Nkurunziza. Ce dernier était en Tanzanie. Après cette annonce, une véritable bataille médiatique entre putschistes et loyalistes s’est engagée. La présidence a de son côté immédiatement répliqué dans un communiqué de presse, affirmant que le président burundais était toujours le chef d’Etat du pays.