Créer de la valeur ajoutée pour profiter des NTIC

L’édition 2003-2004 du Global Information Technology Report est disponible. Il met un accent tout particulier sur les pays d’Afrique sub-saharienne. Des nations qui ne pourront profiter des technologies de l’information qu’en devenant créatrices de valeur ajoutée.

C’est sous le thème, « Vers une société plus équitable », que le Global Information Technology Report 2003-2004 (rapport sur les technologies de l’information) a été publié par le Forum économique mondial la semaine dernière. En marge du sommet de Genève (Suisse) sur la société de l’information. L’étude menée en collaboration avec le programme Infodev (The Information for development Program) de la Banque Mondiale met, cette année, un accent particulier sur les pays en voie de développement, notamment ceux d’Afrique subsaharienne.

Une vingtaine de pays de la région ont été inclus dans le rapport, ce qui ramène à 102 le nombre de pays étudiés. L’index sur lequel repose l’étude Networked Readiness Index (NRI) indique dans quelle mesure une économie est susceptible de profiter et de participer à l’évolution des technologies de l’information. L’Afrique du Sud, 37e, arrive en tête des 25 pays africains classés. Elle est suivie par la Tunisie (40), Maurice (43) et le Botswana (55).

Créer plus de valeur ajoutée

Comparée aux précédentes années, la fracture numérique semble en net recul. Mais seulement sur des critères physiques. Les populations africaines ont évidemment plus facilement accès à la téléphonie et à l’Internet. Selon Bruno Lanvin, directeur d’Infodev et co-auteur du rapport, le fossé s’accroît en termes de création de valeur ajoutée. Celle-ci reste concentrée dans les pays développés. Les call centers et l’outsourcing qui se développent dans des pays comme le Sénégal, Maurice ou encore le Ghana ne produisent que peu de valeur ajoutée. « Le phénomène, poursuit-il, est pourtant loin d’être irréversible pour ce qui est de la société de l’information. Pour preuve, il y a une dizaine d’années, la première langue de l’Internet était l’anglais, aujourd’hui c’est le chinois ».

Les pays africains seront créateurs de valeur ajoutée dés l’instant où ils écriront leurs propres logiciels. Notamment grâce à ceux disponibles en open source. Dans la même optique, l’Afrique pourra également se faire une place de choix dans la société de l’information en misant sur sa culture. Pour l’instant, les Etats-Unis qui caracolent en tête du classement mondial, demeure la nation la plus innovante. L’usage des technologies de l’information et de la communication par les entreprises et le gouvernement américains explique également sa position. Singapour, la Finlande et la Suède occupent respectivement la seconde, la troisième et la quatrième place. Le Honduras, quant à lui, reste bon dernier.