Crash EgyptAir : le feu à bord de l’avion confirmé

Les investigations autour du vol MS804 d’EgyptAir progressent. La thèse de la défaillance technique se confirme avec notamment les résultats de l’enregistreur de son du cockpit communiqués par la commission d’enquête dirigée par l’Egypte et qui confirment le feu à bord de l’avion.

Les nuages se dissipent autour du crash du vol MS804 d’EgyptAir. La thèse de la défaillance technique se confirme avec notamment les résultats de l’enregistreur de son du cockpit communiqués samedi par la commission d’enquête dirigée par l’Egypte. Le mot « feu » a bien été capté le 19 mai dernier à bord de l’Airbus A320 qui devait relier Paris au Caire avant qu’il ne s’abîme en mer entre la Crête et la côte nord de l’Egypte.
Les données de la carte mémoire du CVR avaient finalement pu être extraites après la réparation de l’enregistreur récupéré mi-juin dans l’eau. Ce boîtier blindé, dans lequel se trouve l’enregistrement numérique des conversations des pilotes et des éventuelles alarmes survenues dans le cockpit avait, en effet, été fortement endommagé au moment du crash.

Fin juin, l’analyse de l’autre boîte noire, le Flight Data Recorder, contenant les données de bord, avait déjà permis de détecter la présence de fumée, tandis que les enquêteurs avaient précisé que les enregistrements étaient complets depuis le départ du vol de Paris jusqu’à sa disparition à 11 250 mètres d’altitude. En outre, des éléments de l’épave portaient des traces de suie et avaient été endommagés par une exposition à une forte température.

Ces nouvelles données ne restent néanmoins qu’une étape de plus dans le processus de compréhension de ce qui s’est réellement produit ce 19 mai de l’An 2016. Il est « trop tôt pour déterminer la raison ou l’endroit où le feu s’est déclaré », indique ainsi le communiqué de la commission.

Le navire de recherches « John Lethbridge », qui a notamment repêché les deux boîtes noires, a mis fin aux investigations et est rentré au port, samedi 16 juillet 2016. Affrété par les autorités égyptiennes, ce bâtiment de la société française Deep Ocean Search est spécialisé dans la détection d’épaves à grande profondeur et dispose d’un robot sous-marin téléguidé conçu pour cartographier les fonds et remonter des objets de petites tailles jusqu’à 6 000 mètres de profondeur.

EgyptAir a déjà commencé à indemniser les familles des 66 victimes du crash, dont 15 Français et 10 membres d’équipage. Pour le moment, elles doivent recevoir 25 000 dollars chacune. Viendront ensuite les compensations financières qui seront versées par les assurances.