Crash Air Algérie : les deux boîtes noires examinées en France

Les deux boites noires de l’avion d’Air Algérie qui s’est écrasé dans le nord-Mali viennent d’arriver en France. Les enquêteurs ont déjà commencé à les examiner pour tenter de connaître les circonstances du drame qui a fait 118 morts.

Peut-être on saura toute la vérité une fois qu’elles seront examinées à la loupe. Les deux boîtes noires de l’avion d’Air Algérie qui s’est écrasé au Mali ont été acheminées, ce lundi, en France où les enquêteurs ont déjà commencé à les examiner pour tenter de déterminer les circonstances du drame. Ce lundi matin à l’Elysée, une réunion de suivi à laquelle ont pris part le Président François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls et les ministres concernés par le dossier.

La première boîte noire avait été récupérée vendredi par l’armée française sur le site du crash, dans la zone de Gossi, à environ 100 km de Gao, la plus grande ville du nord-malien. Quant à la seconde, elle avait été récupérée samedi par des experts de la mission de l’ONU au Mali (MINUSMA). Les deux boîtes ont été acheminées à Gao, où est basé un centre de gestion des opérations concernant le crash. Elles ont été emmenées dimanche à Bamako par une délégation conduite sur place par le ministre malien des Transports Mamadou Hachim Koumaré et son homologue algérien Amar Ghoul, a indiqué le ministre malien de l’Information et de la Communication, Mahamadou Camara. Selon lui, elles « vont être remises aux autorités françaises associées à l’enquête sur l’accident, une mission confiée à un responsable de la gendarmerie malienne qui devait quitter Bamako dimanche soir pour la France ».

La France a payé un lourd tribut sur les 118 victimes de ce drame aérien. Cinquante-quatre ressortissants français ont péri dans le crash. Le pays a mis ses drapeaux en berne, à partir de ce lundi, en signe de deuil. L’avion d’Air Algérie, un McDonnell Douglas MD-83 loué auprès de la société espagnole SwiftAir, était parti de Ouagadougou pour Alger, dans la nuit du 23 au 24 juillet. Il s’est écrasé 50 minutes après le décollage. Il n’y a eu aucun survivant.

La France, le Mali ainsi que le Burkina Faso ont décidé chacun d’ouvrir une enquête pour élucider les circonstances de ce drame.