Covid-19 : le calendrier scolaire réaménagé au Bénin

Le Président du Bénin, Patrice Talon

Dans sa dynamique de lutter contre la propagation du Covid-19 sur le territoire national, le gouvernement béninois vient de réaménager le calendrier scolaire.

Dans un contexte où le Covid-19 est désormais bien présent au Bénin, le Conseil des ministres, dans sa séance hebdomadaire, s’est pour la première fois réuni par visioconférence. Présidé par le chef de l’Etat en personne, Patrice Talon, le conseil a pris de nouvelles mesures visant à empêcher la propagation de la pandémie. Il s’agit essentiellement du réaménagement du calendrier scolaire.

Les dates des examens de fin d’années repoussées d’un mois

Ainsi, les congés de Pâques qui devaient initialement prendre fin le 13 avril 2020, conformément aux décisions prises par le gouvernement le 23 mars 2020, ont été prorogés jusqu’au 10 mai 2020. Les écoles et universités béninoises devront donc rester fermées pendant un mois supplémentaire. Du coup, les dates des examens de fin d’année, initialement prévus pour le mois de juin, ont été décalés en juillet. Ainsi, le certificat d’études primaires (CEP) devra se dérouler à partir du lundi 6 juillet au lieu du lundi 8 juin 2020 ; le brevet d’études du premier cycle (BEPC) sera organisé à partir du lundi 13 juillet au lieu du mardi 2 juin 2020 ; le baccalauréat se déroulera dès le lundi 20 juillet au lieu du mercredi 17 juin 2020.
Ce décalage agit sur la période normalement prévue pour les grandes vacances qui étaient censées s’étendre du 24 juin au 13 septembre 2020, mais qui, dorénavant, devront aller du 24 juillet au 28 septembre 2020.

Pas de confinement total pour l’heure

Ces nouvelles décisions s’ajoutent à celles qui sont déjà en vigueur depuis le 30 mars 2020, à savoir la création d’un cordon sanitaire autour des 12 communes les plus exposées à la maladie, la suspension des cultes et la fermeture des débits de boisson.
Au Bénin, l’heure n’est pas encore au confinement total comme on l’observe dans certains pays africains. Mais la plus grande fluidité de la circulation dans les rues de Cotonou débarrassées des mini-bus qui assuraient le transport en commun intra et interurbain témoigne de ce que le pays tourne au ralenti. Mieux, l’annonce du premier cas de décès survenu le 5 avril dernier amène de plus en plus de Béninois, jusque-là dubitatifs, quant à l’existence réelle de la maladie, à reconsidérer leur position.
Au dernier bilan, le pays compte 26 cas confirmés de personnes contaminées dont 5 guéris et un décédé.