Coup d’Etat aux Comores : l’opposition porte plainte

Saïd Larifou, le président du parti d’opposition comorien, le RIDJA, a porté plainte ce mardi 21 mai à Paris pour tentative de coup d’Etat. Dix-neuf personnes ont été arrêtées cette nuit, dont des Comoriens, des Tchadiens et des Congolais. Des Français seraient impliqués.

Il y a un mois, le président Ikililou Dhoinine avait déjà échappé à une tentative de coup d’Etat. Bis repetita ? Saïd Larifou, le président du parti d’opposition comorien, le RIDJA, a porté plainte ce mardi 21 mai à Paris conte X pour « tentative de coup d’Etat et déstabilisation du pouvoir ». Dix-neuf personnes ont été arrêtées cette nuit, dont des Comoriens, des Tchadiens et des Congolais.

« Une procédure judiciaire va être réclamée en France pour traquer des Français mais aussi des étrangers basés à Paris. Certains sont soupçonnés d’avoir préparé le coup d’Etat raté du 20 avril dernier », indique RFI. Et de rapporter : « Parmi eux, se trouverait notamment Patrick Klein, un ancien proche de Bob Denard. Il était déjà au côté du mercenaire pour le coup d’Etat de 1995 et c’est lui que les autorités comoriennes désignent comme l’organisateur de cette fameuse nuit du 20 avril ».

L’opposition comorienne est accusée par l’actuel président d’être à l’origine de la précédente tentative de coup d’Etat. C’est pour cela donc qu’elle préfère porter plainte, pour cette nouvelle tentative de déstabilisation du pouvoir, en France afin que l’instruction soit bien menée, d’autant que des ressortissants français seraient impliqués. « Le président du RIJDA parle d’une instruction opaque, dirigée par le président Dhoinine (photo) et notamment par son directeur de cabinet.
Ibrahim Yossouf », souligne l’AFP.

Coup d’Etat manqué

Les autorités comoriennes avaient déjà déjoué une tentative de coup d’Etat contre le président Ikililou Dhoinine menée dans la nuit du 20 au 21 avril. Les commanditaires restaient introuvables. Mais une dizaine de personnes parmi lesquelles d’anciens militaires de l’armée comorienne ainsi que des mercenaires congolais et tchadiens avaient été arrêtés dans un village situé à une quinzaine de kilomètres au Nord de Moroni, capitale de l’Union des Comores. Le fils de l’ancien président Ahmad Abdallah Abderemane et l’ancien ministre Mahmoud Ahmed Abdallah avaient été détenus à la suite de cette tentative de déstabilisation du pouvoir.

La France avait « fermement condamné la tentative de déstabilisation rapidement déjouée aux Comores ». Et s’était félicitée de « la stabilité retrouvée de l’Union des Comores depuis 2001 ainsi que de la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit dans l’archipel ». Et d’assurer aux « autorités comoriennes de son soutien et de sa coopération ».

Un mois, jour pour jour, Les Comores traversent une nouvelle tentative de coup d’Etat et de déstabilisation du pouvoir. Aux justices comoriennes et françaises de trouver les coupables.