Côte d’Ivoire : vers la promotion de l’agriculture biologique

Le Sara, Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales qui s’est déroulé à Abidjan et qui a rassemblé plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest, a été le prétexte pour mener des réflexions allant dans le sens de trouver les bonnes pratiques et méthodes à adopter afin de procéder à une transition agro-écologique en Afrique. Cette transition écologique qui ne faisait pas partie des mœurs africaines aura du mal à s’ancrer dans la routine des agriculteurs.

Dans les rangées du Sara, plusieurs stands qui mettaient en valeur la culture de l’hévéa, de la noix de cajou ou de l’huile de palme s’étaient alignés. Le mot d’ordre de cette édition est la transition agro-écologique.

Le commissaire général de l’organisation du salon, Dienegou Konde Touré, s’est prononcé sur le bien-fondé d’une telle transition. Pour lui, il est important que les spécialistes de l’agriculture africaine comprennent l’enjeu de l’utilisation abusive des pesticides. Il faut que les Africains évitent de commettre la même erreur que les Occidentaux en utilisant de manière très peu contrôlée les pesticides. Il précise que la protection de l’environnement et une agriculture durable passent par une utilisation consciencieuse des pesticides, la mécanisation de l’agriculture, la maîtrise de l’utilisation de l’eau et le perfectionnement des variétés des produits agricoles.

L’utilisation des pesticides n’est pas indispensable

Un spécialiste en biotechnologie du centre national de recherche agronome, Koffi Okona, s’est aussi prononcé sur la question en clamant les mérites des semences développées dans son laboratoire. Son centre de recherche ne recommande pas l’utilisation des pesticides. Il reconnaît tout de même que dans certains cas, le producteur agricole se voit dans l’obligation d’y faire recours. Il ajoute que le matériel végétal fourni par son centre est conçu de sorte que l’utilisation des pesticides n’est plus indispensable pour le producteur.

Une façon, pour les différents acteurs, de procéder à un glissement progressif vers l’agriculture biologique.