Côte d’Ivoire : supplique pour sauver le site du BNETD !

Bonjour Monsieur le 5ème Président de la République de Côte d’Ivoire. Je suis Monsieur KONE Kobali, l’un de vos fervents fanatiques de la 1ère heure qui espère naïvement réaliser la liste complète de ses rêves, grâce à votre fédératrice promesse sociale de nous mettre en situation d’émergence à la date fatidique de 2020. Ma condition de très modeste ivoirien qui lui enlève tout espoir de vous rencontrer physiquement, un jour, m’astreint à user de la magique magie des lettres, pour vous émouvoir, car je pense encore, non pas naïvement, que vous êtes comme nous, un humain certes illustre, mais fait de chair, de sang et d’esprit.

De quoi s’agit-il ? Figurez-vous Monsieur mon Président, qu’une inopportune rumeur dont le premier effluve nauséabond remonte à la première moitié du mois de mars, racontait ingénument que le bnetd qui était précédemment placé sous votre tutelle, va être « exproprié » de son site historique ce qui aura pour conséquence, d’aller s’installer sur un autre ailleurs. A cette époque, pour l’Amoureux du bnetd que je suis, j’ai demandé à mon amateur d’informateur, d’aller mener ses élucubrations ailleurs.

Car pour moi et pour les générations antérieures et à venir, il est inconcevable que cet important outil de développement du continent africain et de la Côte d’Ivoire, sa terre natale, soit délocalisé de son site historique avec lequel il entretient un lien affectif dont l’étreinte n’a jamais supportée les instruments de mesure qui lui sont dédiés. Voilà que Monsieur le Président j’apprends ce mardi 18 juillet d’une voix autorisée, « que la question du déménagement du bnetd est effectivement en réflexion ». Ce qui bien évidemment donne du crédit au propos de mon informateur.

Monsieur le Président au-delà de la fonction commune de ces deux sites, qui est que dans un passé lointain, l’un et l’autre partageait la vocation d’être des réceptifs hôteliers, « le RELAIS » et SEBROKO, c’est comme passer de l’éblouissante lumière du jour, à l’obscurité produite par la nuit. Œuvre inspirée du grand cerveau du 1er Président de la Côte d’Ivoire, la dcgtx d’alors, ne pouvait que loger là où elle est encore et doit rester pour l’éternité. Le bnetd, c’est l’une fierté de l’œuvre politique de feu Félix Houphouët Boigny. L’héritage qu’il représente eu égard à ses missions et aux résultats qui sont les siens dans le cadre du développement de notre pays, lui confère une posture royale que rien ne doit ébranler.

Monsieur le Président, un bnetd en dehors de son site actuel, équivaut pour moi, à le faire descendre de son piédestal avec la conséquence qu’il sera ainsi livré aux intrigues les plus folles et soumis aux chantages les plus abjects. Monsieur le président, vous avez remarqué que jusqu’ici je ne vous ai pas livré les raisons à l’origine de cette déportation surprise ? Eh bien les raisons à ma disposition n’ont pas la puissance adéquate pour prétendre décoiffer à « Boribana » (commune d’Attécoubé), le toit d’un modeste habitat précaire. L’une des fiertés du bnetd au-delà de ses compétences diverses assumées et mondialement reconnues, c’est le prestige que lui confère sa situation géographique actuelle et qui suscite semble-t-il, d’implacables convoitises.

L’âme du succès et de la notoriété du bnetd, réside en ce lieu comme l’effet d’une résidence principale. Toute autre solution de rechange Monsieur le Président, serait de nature à enclencher le processus de défilement et de délitement structurel de cette structure modèle dont la réputation et le sérieux ne sont plus à démontrer. Le bnetd qui s’est bâti la capacité à se mesurer aux entreprises les plus prestigieuses à l’échelle mondiale, ne peut pas et ne doit plus s’accommoder d’une vie de second rôle. Pour se réaliser pleinement, il doit pouvoir compter sur l’Etat qui se trouve être naturellement, son premier et unique défenseur de poids.

Ainsi perçu, le bentd est une fierté nationale qu’il convient de traiter avec un égard soutenu, capable de résister aux vents de toutes régions, si on veut qu’il maintienne et décuple son niveau de compétences et de réactivité. Déporter le bnetd de son site emblématique, c’est lui cracher au visage et en public, qu’il n’occupe plus la place qui était autrefois la sienne dans le dispositif du développement national.

Toute chose Monsieur le Président de la République, qui mettrait un brutal coup d’arrêt à la formidable aventure dont seul le bnetd avait le secret et les moyens. En définitive, déporter le bnetd de son site ancestral, c’est prendre le risque de déporter également son expertise et par voie de conséquence, de réduire considérablement sa capacité à performer et à rayonner. Monsieur le Président de la République, en fanatique convaincu de l’action politique qui est la vôtre, je ne veux pas que l’histoire du 21ème siècle retienne que c’est sous votre second mandat que la 1ère banque technique de compétences éparses, est tombée dans une disgrâce sans fond. Merci Monsieur le Président de prendre acte de notre initiative.

KONE KOBALI
Libre auteur, créateur