Côte d’Ivoire : les pro-Gbagbo veulent calmer le jeu

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Le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, dont des membres ont été agressés ces derniers temps, demande au gouvernement d’entamer des discussions afin de mettre fin à la violence dans le pays.

On tente de calmer le jeu du côté des pro-Gbagbo. Après les violences que subit la Côte d’Ivoire et dont il a été la dernière victime, le Front populaire ivoirien (FPI) invite le gouvernement à arrêter la vague de violences en ouvrant des discussions « franches » avec eux, selon le site Abidjan.net.

Le représentant du parti de l’ancien président Laurent Gbagbo n’hésite cependant pas à pointer la responsabilité du gouvernement dans l’attaque de son siège le week-end dernier, attaque qui a fait trois blessés. « Je n’ai pas accusé le gouvernement d’avoir perpétré les actes qui ont eu lieu au siège. Je dis qu’il est responsable car c’est d’abord au gouvernement de protéger tous ses citoyens », a déclaré le porte-parole du FPI, Laurent Akoun au micro de RFI.

« Presse morte » en signe de protestation

La Côte d’Ivoire vit un mois d’août sous le signe de la violence. Il y a deux semaines, des attaques de camps militaires ont fait une dizaine de morts parmi les soldats. Plus tard, l’attaque de la prison de Dabou a permis la libération de plusieurs détenus. Le gouvernement Ouattara a tenu pour responsables de ces assauts des miliciens sympathisants de l’ancien président Laurent Gbagbo. Les représentants du FPI avaient nié tout lien avec ces attaques. Les tensions ont pris une nouvelle tournure le week-end dernier. Des bâtiments emblématiques de soutiens à Laurent Gbagbo ont été pris d’assaut. Outre le siège du FPI, ce sont des locaux du groupe qui publie le journal Le Temps qui ont été saccagés. Après l’attaque, des journaux pro-Gbagbo se sont déclarés « presse morte » en signe de protestation. Ces journaux ne paraîtront pas le vendredi 24 et le samedi 25 août.

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