Côte d’Ivoire : Ouattara accuse Gbagbo de « travestir » l’histoire

Le Rassemblement des républicains (RDR), le parti au pouvoir d’Alassane Ouattara, a accusé l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo, ce dimanche, de « travestir » l’histoire dans son dernier livre dont des extraits sont parus dans la presse.

Le Rassemblement des républicains (RDR), le parti au pouvoir, accuse l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo de « travestir » l’histoire dans son dernier livre. Le porte-parole de ce parti, Joel N’Guessan, en a fait l’annonce, ce dimanche, dans un communiqué.

« Pour la vérité et la justice » va paraître le 26 juin prochain, mais des extraits ont déjà été communiqué à la presse. Le livre de Laurent Gbagbo va être publié au moment où la Cour pénale internationale (CPI) vient de décider de juger celui qui est emprisonné à La Haye depuis novembre 2011.

« Quand on a déclenché une guerre et qu’on l’a perdu, on l’assume », a déclaré le RDR qui poursuit : « ce n’est pas Jacques Chirac, ni Nicolas Sarkozy, ni la  »Françafrique » qui ont demandé de tirer à l’arme lourde sur les femmes aux mains nues à Abobo, ni massacrer de pauvres innocents à Wassakara. Qu’est-ce que la  »Françafrique » et le défunt Président Bongo ont à voir avec les milliers de morts de la crise post-électorale dus essentiellement au refus de monsieur Gbagbo Laurent de reconnaître sa défaite à la suite de l’élection présidentielle de 2010 ? », peut-on lire sur Koaci.

Des contrevérités

Joël N’Guessan explique que Gbagbo énonce des contrevérités dans ce livre. La « marque des grands hommes c’est avant tout leurs capacités à garder le silence, même au plus fort des grandes et dures épreuves » explique-t-il. « Arrêtons de travestir l’histoire récente de notre pays. Monsieur Gbagbo Laurent n’est pas à la Haye par la faute de monsieur De Villepin. Il y est parce que présumé responsable direct ou indirect de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis en Côte d’Ivoire pendant la crise post-électorale. Au moment où son armée tirait sur les populations aux mains nues, où ses miliciens et mercenaires appliquaient le sinistre article 125 et où ses partisans, se disant patriotes, s’attaquaient systématiquement aux populations qui portaient des noms à consonance nordique ou à des personnes supposées appartenir au RHDP, monsieur Jacques Chirac n’était plus au pouvoir en France », ajoute encore le texte.

Le livre à paraître de Laurent Gbagbo n’a pas fini de faire parler de lui