Côte d’Ivoire : ça s’embrase !

La tension est vive en Côte d’Ivoire, en ce début de campagne électorale, avec des violences intercommunautaires qui ont fait au moins deux morts depuis vendredi à Bongouanou. Plusieurs voitures ont en outre été incendiées.

A peine la campagne électorale a été lancée en Côte d’Ivoire, que la tension grimpe. Des violences intercommunautaires ont fait au moins deux morts, depuis vendredi, à Bongouanou, ville située à 200 km, au Nord d’Abidjan, par ailleurs fief de l’ex-Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, candidat au scrutin.

Selon des informations de l’AFP, un commerçant de l’ethnie locale Agni (pro-opposition) a été atteint d’une balle avant d’être achevé coups de machette. L’incident s’est produit à Broukro, village périphérique de Bongouanou, lieu d’affrontements.

Dans l’autre camp, au moins une personne d’ethnie Dioula (pro-Ouattara) a perdu la vie au cours des affrontements. Une source hospitalière de l’AFP a fait état d’un bilan plus lourd. A Bougouanou, plusieurs commerces et restaurants ont été saccagés, pillés et brûlés, des voitures incendiées.

Selon les informations recueillies par le journal sur place, les affrontements ont commencé vendredi, lorsque des jeunes partisans de Pascal Affi N’Guessan ont érigé des barricades sur les routes, après le mot d’ordre de l’opposition de boycott actif du processus électoral pour «empêcher la tenue de toute opération liée au scrutin du 31 octobre ».

Le même jour, le Président Alassane Ouattara, lors d’une sortie à Bouké, qualifiant son ancien collaborateur Guillaume Soro d’« irrespectueux », a menacé de faire extrader l’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, par la France, afin que ce dernier vienne répondre des accusations de « terrorisme ».