Côte d’Ivoire : affrontements lors d’une marche des jeunes de l’opposition

Des marches organisées par des jeunes de l’opposition ont tourné à l’affrontement, mardi, à Abidjan et dans plusieurs villes du pays.

Plusieurs centaines de jeunes ont manifesté, ce mardi 9 juin 2015, à Abidjan et dans les localités de Bonoua, Gagnoa, Daloa, Guiglo et Issia, pour s’opposer à la politique menée par le pouvoir du Président Alassane Ouattara. Des affrontements sont intervenus entre manifestants et forces de l’ordre ainsi qu’avec des membres du parti au pouvoir, selon plusieurs médias locaux.

La coalition d’opposition à l’origine des marches ?

La marche a été organisée par Nestor Dahi, membre des jeunes du Front populaire ivoirien (FPI), le parti créé par Laurent Gbagbo. Il se revendique comme étant président du mouvement de la jeunesse de la Coalition nationale pour le changement (CNC) qui rassemble une fraction du principal parti d’opposition de Côte d’Ivoire ainsi que plusieurs partis et personnalités d’opposition.

Cette coalition d’opposition aurait déclaré pourtant ne pas se reconnaître dans l’organisation de ces marches, selon Koaci.com.

Trois arrestations

Le secrétaire général adjoint du FPI, Koné Boubacar, membre de la faction fidèle à Abou Drahamane Sangaré qui a intégré le CNC a fait état d’un bilan de plus d’une dizaine de blessés, notamment un à Gagnoa, quatre à Daloa et 10 à Bonoua.

La manifestation n’avait pas été autorisée par le pouvoir. « Les auteurs de ces violences seront poursuivis et traduits devant les tribunaux », a indiqué un communiqué du ministère de l’Intérieur et de la Défense.

Trois personnes considérées comme des organisateurs de ces marches ont été arrêtées par les forces de l’ordre à Cocody, une commune d’Abidjan, ce mercredi 10 juin 2015. Il s’agit du président des jeunes de l’Union des Nouvelles Générations (UNG), Alain Durand Zagol, d’un membre du FPI, Cissé Mariam Marie France et d’un cyber activiste, Letissa N’Guessan II.