Côte d’Ivoire-54 ans d’indépendance : parade militaire et grâce présidentielle

La Côte d’Ivoire a célébré, jeudi, dans la sobriété, le 54e anniversaire de son accession à l’indépendance. Parade militaire et grâce présidentielle étaient au menu des festivités.

La Côte d’Ivoire a célébré, jeudi, dans la sobriété, le 54e anniversaire de son accession à l’indépendance. Une parade militaire a eu lieu sur l’esplanade du palais présidentiel, à Abidjan, la capitale économique, en présence d’Alassane Ouattara. Au total, 42 détachements militaires et paramilitaires se sont illustrés sur des musiques de la police nationale, de la gendarmerie et des forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Des détachements de l’opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), de la Force française Licorne et de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation au Mali ( MINUSMA) ont, en tant qu’invités, ouvert le passage des troupes à pied, rapporte Abidjan.net.

Au palais présidentiel, 28 personnalités, dont des ministres, des hauts cadres de l’administration publique et privée et des personnalités du monde sportif, universitaire, des arts et de la culture ont reçu une décoration.

L’ancienne colonie française a accédé à son indépendance le 7 août 1960 sous la houlette de son premier Président Félix Houphouët-Boigny (1905-1993).

Vidéo (non commentée) : première année de l’indépendance de la Côte d’Ivoire

Cette vidéo met en scène l’anniversaire de la première année de l’indépendance en Côte d’Ivoire, en 1961, qui s’était déroulé en présence du Premier ministre français Michel Debré. Le Président Félix Houphouët-Boigny avait reçu de nombreux Présidents africains, dont : Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Moktar Ould Daddah de la Mauritanie ou encore Fulbert Youlou du Congo-Brazzaville.

Grâce présidentielle accordée à 3 000 prisonniers

Une grâce présidentielle a été accordée à 3 000 prisonniers ivoiriens, à la veille des festivités, rapporte APA.

« Le président de la République a décidé d’accorder à plus de 3 000 prisonniers, soit 30% de la population carcérale, sa grâce à l’occasion de la fête nationale », a déclaré, mercredi, le porte-parole du gouvernement, Bruno Nabagné Koné, à l’issue d’un Conseil de ministres présidé par le chef de l’Etat Alassane Ouattara. « Ce décret prendra effet dès sa signature dans les prochains jours », a précisé M. Koné, par ailleurs ministre de la Poste, des Technologies de l’information et de la Communication.

Selon lui, « cette grâce ne concerne qu’une partie des condamnés jugés mineurs en raison de leur précarité, ou de leur vulnérabilité et ne présentant pas une menace pour les populations ». Les prisonniers condamnés pour infractions militaires, détention et vente de stupéfiant et pour attentats à la pudeur ont été « exclus de cette grâce ».

Prisonniers politiques

Le parti de l’ex-Président Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI) dénonce régulièrement la détention de ses sympathisants, estimés à « près de 1 000 personnes » et dont certains sont tenus dans des « lieux secrets, et torturés ». Mais pour le gouvernement, il n’existe aucun prisonnier politique en Côte d’Ivoire.