Corruption à l’IAAF : au nom du père, du fils et du… « Diackpot »

Papa Massata Diack et son père Lamine Diack

Les procureurs du parquet national financier (PNF), en France, ont requis quatre (4) années de prison ferme contre l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), Lamine Diack. Son fils, Papa Massata Diack, lui, encourt 5 ans de prison assortie d’autres sanctions.

Le monde s’effondre sur les Diack. Notamment le père Lamine Diack et son fils Papa Massata Diack. Les procureurs du parquet national financier (PNF) ont requis quatre (4) années de prison ferme contre l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), ce mercredi 17 juin. Le ministère public a également demandé l’amende maximale de 500 000 euros (environ 327 millions FCFA) à l’encontre de Lamine Diack.

Selon le parquet, il s’agit d’une « quasi-corruption publique » qui aurait permis à la famille Diack de détourner des millions d’euros, notamment d’un contrat de sponsoring avec la banque publique russe VTB. Cela, en contrepartie du ralentissement des procédures de sanctions contre les athlètes pris en flagrant délit de dopage. Par ailleurs, le procureur du parquet de Paris a requis une peine d’emprisonnement de cinq (5) ans ferme contre Papa Massata Diack, qui devra aussi payer une amende de 500 000 euros.

Après le jackpot qu’ils auraient amassé à travers des prestations supposées frauduleuses à travers la société de Papa Massata Diack, Pamodzi, spécialisée dans le marketing et la consultance, le père et le fils décroche un lot de sanction, notamment de privation de liberté sur des périodes conséquentes ; de 4 et 5 ans. Par ailleurs, le procureur a aussi interdit Papa Massata Diack d’exercer toute activité commerciale pendant cinq ans.

Cette affaire a défrayé la chronique puisque concernant principalement la Russie, elle est jugée en France et a éclaboussé des pays comme le Sénégal et le Maroc. Le Sénégal, doublement, avec les Diack impliqués au premier degré, mais aussi du fait que le nom du Président Macky Sall est apparu dans cette nébuleuse. Son parti aurait été en partie financé par des fonds russes.

Quant au Maroc, c’est une nièce du roi Mohammed VI qui a été citée dans l’enquête avec notamment une Cartier acquise par Papa Massata Diack grâce aux fonds empochés dans ces transactions nébuleuses et qui aurait été localisée au bras de cette proche du souverain.