Coopération entre l’UE et l’Afrique pour contrer le trafic de drogue

L’Union européenne va renforcer la coopération avec les pays d’Afrique de l’Ouest pour lutter contre le trafic de drogue transitant par cette région pour l’Europe, a-t-on appris mardi de source officielle à Bruxelles.

Dans un communiqué remis mardi à la presse par les services du Conseil des Etats de l’UE, l’organisation fait état de sa décision de travailler en étroite coopération avec les organisations politiques compétentes de la partie africaine, à savoir : la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine (UA), pour mener la lutte contre le trafic de drogue.

Selon le document, au moins 240 tonnes de drogue transitent chaque année entre le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et le Sénégal, zone baptisée le « triangle blanc », devenue la plaque tournante du trafic de cocaïne entre l’Amérique latine et l’Europe.

L’Union européenne envisage par ailleurs de mener des actions pour assurer la coordination entre son assistance et les actions entreprises par d’autres organisations internationales, tel que l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

« Les Etats membres devraient développer une vision commune du renseignement et de la répression en Afrique de l’Ouest, afin de tirer le meilleur parti des outils existants, tels que EUROPOL, organe commun de police de l’UE, et l’Agence de contrôle aux frontières extérieures (FRONTEX) », ajoute le communiqué.

D’autres organes européens seront impliqués dans la lutte contre le trafic de drogue, comme le Centre opérationnel d’analyse du renseignement maritime pour les stupéfiants et l’Initiative de coopération en matière de répression et de renseignement entre l’Amérique latine et l’Afrique de l’Ouest.

« Pour avoir un impact concret, la politique en matière de drogue doit être étroitement liée aux programmes de développement plus généraux dans la région, y compris ceux concernant la bonne gouvernance et les initiatives de réforme du secteur de sécurité. A cet égard, l’Union européenne entend mettre en place des partenariats crédibles, pour garantir une approche équilibrée, et compte tenu du fait que les pays par lesquels transitent la drogue tendent à devenir des pays de consommation, la stratégie serait de mettre l’accent sur la réduction de la demande », poursuit le communiqué de l’UE.

Selon un récent rapport de l’ONUDC en Guinée-Bissau, le trafic de drogue est supérieur à l’ensemble du revenu national.