Consulat de Tunisie à Milan : un fonctionnaire se volatilise avec 400 000 euros

Une escroquerie bien rodée. Un agent du Consulat de Tunisie à Milan s’est enfui en emportant avec lui près de 400 000 euros.

Les employés du Consulat de Tunisie à Milan n’en reviennent pas. Le comptable de cet établissement diplomatique s’est enfui avec près de 400 000 euros, soit plus de 900 000 dinars. Le chapardeur n’était pas qualifié pour le poste, ce qui n’a pas empêché les autorités tunisiennes de le placer à la tête de la direction des affaires administratives et financières de ce Consulat, après la révolution, selon Business News.

Ce fonctionnaire était vu comme une personne aimable et serviable. Le consul et ses collègues avaient fini par lui faire entièrement confiance. Au point où il a fait signé plusieurs chèques par le Consul pour, soi-disant, les « besoins ordinaires de trésorerie et le fonctionnement du consulat ». Une de ses collègues a même contracté un prêt en son nom et à la faveur du comptable qui avait promis de lui rembourser les mensualités.

Les services centraux du ministère des Affaires étrangères à Tunis ont commencé à avoir des doutes sur la manière dont ce fonctionnaire gérait son service, car cela faisait quelques temps qu’il n’envoyait plus l’état de la comptabilité, alors qu’il devait le faire chaque mois. Pour se défiler, il évoquait sans cesse des problèmes personnels ou des problèmes techniques à régler.

Ouverture d’une enquête

Mais les doutes ont été confirmés lorsque le comptable s’est volatilisé dans la nature du jour au lendemain, sans laisser aucune trace, ni même donner des nouvelles. D’après les sources de Business News, il aurait subtilisé près de 400 000 euros avant de disparaître.

Une enquête a été ouverte par le ministère tunisien des Affaires étrangères et celui des Finances. Une équipe a été dépêchée sur place. Un rapport à d’ores et déjà été rempli et envoyé aux autorités judiciaires en Tunisie.

Les autorités tunisiennes n’ont pour le moment livré aucune information officielle à la presse.