Congo : ouverture en France d’une enquête sur les causes de la mort de Guy Brice Parfait Kolélas


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Guy Brice Parfait Kolélas
Guy Brice Parfait Kolélas

Une enquête est ouverte en France pour comprendre les causes de la mort de l’opposant congolais Guy-Brice Parfait Kolélas.

Alors que la nouvelle de la mort des suites du Covid-19 de Guy Brice Parfait Kolélas, principal challenger du Président congolais, Denis Sassou N’Guesso, à l’élection présidentielle de ce dimanche continue de surprendre et d’attrister ses militants au Congo, l’ouverture d’une enquête criminelle sur les causes de ce décès subit a été annoncée par le parquet de Bobigny en France. Il s’agit d’une procédure normale dès lors qu’il peut y avoir le moindre soupçon sur les raisons ayant entraîné la mort. Pour l’instant, le corps de l’opposant est toujours en France.

Arrivé deuxième après le scrutin présidentiel de 2016, Guy Brice Parfait Kolélas était le plus sérieux rival de Denis Sassou N’Guesso au scrutin de ce dimanche. Venu à la politique sur conseil de son père, Bernard Kolélas, ancien maire de Brazzaville et ancien Premier ministre sous le mandat de Pascal Lissouba, selon ses propos, Guy Brice Parfait Kolélas a occupé, entre 2008 et 2015, des postes ministériels sous la Présidence de Denis Sassou N’Guesso, avant de prendre ses distances vis-à-vis de ce dernier. En effet, en 2015, tout ministre qu’il était, il s’opposa farouchement à la volonté de Denis Sassou N’Guesso de modifier la Constitution pour pouvoir se représenter l’année suivante. Malgré cette opposition, la réforme constitutionnelle eut lieu et Sassou N’Guesso a été élu au premier tour, avec plus de 60% des suffrages, loin devant son ancien ministre.

Alors que la campagne électorale pour la Présidentielle de 2021 touchait à sa fin, celui que ses partisans appellent affectueusement « Pako » ressent des symptômes qu’il prend pour des signes de paludisme. Se sentant affaibli, il a été hospitalisé dans une clinique de Brazzaville avant que le test du Covid-19 ne revienne positif dans l’après-midi du vendredi dernier. Évacué en France dans un avion médicalisé dimanche, il rend l’âme cinq minutes après l’atterrissage au Bourget, près de Paris.

Un troublant décès, survenu assez rapidement pour un homme de soixante-et-un ans, testé positif au Coronavirus, le vendredi, qui était encore lucide le lendemain, samedi, et a pu délivrer un message à ses partisans, sur son lit d’hôpital. Suffisant pour se demander ce qui a pu foudroyer l’opposant de Denis Sassou N’Guesso, en un temps record ? L’enquête permettra sans doute d’édifier l’opinion.

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