Congo, Madingou : arrivée de Denis Sassou N’Guesso

Le Président Denis Sassou N’Guesso est arrivée le samedi 13 août à Madingou, dans le département de la Bouenza, pour donner le coup d’envoi des festivités de la Fête nationale congolaise, pour le 56ème anniversaire de l’indépendance du Congo. L’occasion de jeter un regard sur la mutation rapide que connaissent Madingou et Nkayi.

(par notre envoyé spécial à Madingou, Ali Bomayé)

La population de Madingou a accueilli comme il se doit le Président Sassou N’Guesso, à deux jours de la célébration dans le chef lieu du Département de la Bouenza de la Fête nationale congolaise. Le Président a notamment pris part à la présentation publique des travaux effectués dans le département dans le cadre de la « municipalisation accélérée », programme de développement rapide des infrastructure qui a déjà touché tous les départements du Congo, et qui l’an dernier avait concerné Ouesso et la Sangha. La Bouenza a bénéficié cette année de nombreux ouvrages pour un coût global de 90 milliards 500 millions de francs CFA, sur les 450 formant l’enveloppe globale alouée.

Le ministre de l’aménagement du territoire en charge des grands travaux, Jean Jacques Bouya, a présenté l’ensemble des aménagements réalisés, en particulier les grands travaux, liés étroitement aux festivités de la Fête nationale, et les projets dits préfectoraux, qui ne sont pas moins importants pour le quotidien des habitants de Madingou et de Nkayi, la plus grande ville du département, qui en est aussi la capitale économique et qui se voit dotée d’un aéroport très respectable.

Le ministère de l’équipement et de l’entretien routier a pu réaliser trois projets routiers essentiels, en dépit de la conjoncture. 129,6 km de routes bitumées et goudronnées, ont déjà été ouvertes sur 322 km à réaliser au total, ainsi que 67,8km de routes en latérite sur 321,64 km qui sont prévues.

Dressant le bilan des 12 ans de la municipalisation accélérée, le ministre de l’aménagement du territoire, a dit que le chemin parcouru a été semé « de difficultés certes, mais aussi de succès tangibles. » Les effets de ces travaux sont en effet rapidement mesurables sur l’économie locale : désenclavement, donc amélioration des échanges, ouverture possible vers d’autres investissements. Les capitaux étrangers réclament des infrastructures de qualité afin de faciliter l’installation d’industries et de production nouvelles, à même de diversifier l’économie congolaise et de multiplier les emplois.

Lors de son lancement en 2004, le programme de « municipalisation accélérée » visait une modernisation de l’ensemble des villes du Congo, et la transformation de la physionomie du pays. Force est de constater que la pari a été tenu, et Madingou en est cette année l’exemple. Le but ultime : l’amélioration des conditions de vie des populations.

La Bouenza profite déjà de l’ouverture de la nationale N1 pour exporter ses produits et elle ne tardera pas à renouer avec son passé industriel grâce à l’ouverture, sous peu, de la plus grande cimenterie du Congo « Dangoté Cimente. » Preuve s’il en fallait de l’intérêt de ce programme pour le Congo : en attirant les investissement du groupe Dangoté, le puissant conglomérat nigérian propriété d’Aliko Dangoté, le Congo se montre à la hauteur des attentes des plus grands groupes africains, et prend un part plus grande au développement général de l’Afrique.

Ainsi la démonstration est faite que la stratégie de développement « tournant » du Congo a porté ses fruits, et que la phase de diversification des activités économiques pour consolider la croissance et la rendre indépendante des variations du cours du pétrole, est désormais amorcée.