Condamnation de militants pro-démocratie : la France recadre la RDC

Le ministère français des Affaires étrangères, a appelé, ce jeudi 25 février 2016, « les autorités congolaises à respecter les libertés fondamentales, conformément aux engagements internationaux que la République démocratique du Congo a souscrits ».

La France recadre la République démocratique du Congo. C’est tout le sens du message adressé par Paris, ce jeudi 25 février 2016, à Kinshasa.

« Nous appelons les autorités congolaises à respecter les libertés fondamentales, conformément aux engagements internationaux que la République démocratique du Congo a souscrits », a indiqué, ce jeudi 25 février 2016, le ministère français des Affaires étrangères. Cette sortie du patron de la diplomatie française intervient au lendemain de la condamnation à Goma de six militants du mouvement Lutte pour le changement (LUCHA), à deux ans de prison ferme pour « incitation à la révolte ».

L’anniversaire, le 16 février, de la répression meurtrière de la « marche des chrétiens » de 1992 partie des églises catholiques de Kinshasa pour tenter d’arracher la démocratie à l’ex-Président Mobutu Sese Seko, a été le prétexte, en République démocratique du Congo, pour une coalition d’opposants, ainsi que LUCHA, d’appeler à commémorer cet événement à travers une grève générale nationale. Appel qui a eu un franc succès. Les six membres de LUCHA avaient été arrêtés le 16 février. .

Dans son communiqué, le Quai d’Orsay indique qu’ à « l’approche d’échéances électorales majeures, conformément à la Constitution, il est essentiel que la société civile puisse prendre part à un débat démocratique serein et que les responsables politiques ne subissent pas d’entraves dans leurs activités ». L’opposition congolaise accuse le Président Joseph Kabila de manœuvrer pour contourner l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter à la prochaine Présidentielle. Joseph Kabila est au pouvoir depuis 2001 et dont le mandat s’achève en décembre 2016.