Cinq ans de prison ferme pour Cheb Mami

Cheb Mami a, star du raï, a écopé ce vendredi de cinq ans de prison ferme pour avoir drogué et séquestré son ancienne maitresse dans le but de la faire avorter de force en Algérie en août 2005. Ses complices ont également été condamnés à des peines de prison ferme par le tribunal de Bobigny.

Le verdict est tombé cet après-midi : Cheb Mami est condamné à cinq ans de prison ferme pour avoir séquestré son ancienne compagne afin de la faire avorter de force. Ses complices, Michel Le Corre, son producteur, Hicham Lazaar et Abdelkader Lallali, des amis proches, ont respectivement écopés de quatre, trois et six ans de prison. Seul Michel Le Corre, considéré comme « organisateur et instigateur » de la séquestration, a été écroué, les deux autres ne s’étant pas rendus au tribunal.

Pendant le procès qui s’est ouvert hier au tribunal correctionnel de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, la star algérienne a tenté de s’expliquer. Il rejette la responsabilité sur son ancien producteur. « J’étais dépassé par cette histoire folle. Je n’arrive pas à l’expliquer. J’étais peut-être sous influence. J’ai fait une faute, voilà », avoue-t-il.

Son ex-compagne a raconté son calvaire à la barre : en août 2005, la jeune femme a été droguée puis séquestrée dans une villa algérienne du chanteur. Les amis de Cheb Mami et deux femmes non identifiées ont alors tenté de la faire avorter en la présence du chanteur. Ce dernier nie avoir été présent. Il justifie son acte en disant : « Avoir un enfant illégitime, c’est contraire à ma culture, ma religion, c’était la honte ».

Le procureur avait requis sept ans de prison ferme contre Cheb Mami. La peine à laquelle le tribunal le condamne est jugée « clémente » au regard de la peine maximale encourue de dix ans de prison et 150 000€ d’amende. L’avocate de Cheb Mami, Claire Doubliez, a déclaré à l’Express après le procès que le chanteur « est soulagé d’avoir été jugé pour les actes qu’il a commis. Il attendait ce moment ». La défense ne sait pas encore si elle fera appel.

Le chanteur avait été interpellé mardi 30 juin à son arrivée en France.

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