Choubène métisse le raï

Trois frères pour un groupe : Choubène. De leur Algérie natale, ils ont gardé un son : le raï. Un raï mêlé de nombreuses influences, bourré d’énergie et diablement festif.  » Pas mal pour un premier album « . Non Monsieur, mieux que ça !

Malgré ce que pourrait faire croire la pochette de leur album, il ne s’agit pas d’un néo boys band maghrébin. Choubène. Trois frères : Abdel Ali, Fares et Lalouani. Auteurs compositeurs et interprètes. Leur musique : le raï. Celui de leurs racines : l’Algérie. De la région grenobloise (France), ils nous adressent un brillant premier album,  » Zina « , coloré de nombreuses influences. Une réussite.

Alors du raï bien sûr, avec les harmoniques et les chants, en arabe ou en français, mais aussi le groove d’une basse funk épaulée par une batterie et une guitare efficaces, sans oublier la belle

section cuivres, Choubène emprunte à différents styles. Dénaturé ? Certainement pas. Parlons plus judicieusement d’une pop-raï, celle là même que le groupe revendique haut et fort. A juste titre d’ailleurs.

Symbole d’intégration

A l’heure où l’on parle, en France, d’intégration – un mot trop souvent galvaudé par les médias -, Choubène nous montre un bel exemple de ce qu’il faudrait peut-être entendre par là. L’alliance et la combinaison de deux cultures, arabe et occidentale, dans un tout solide et cohérent. Pour eux : la musique.

Premier album donc pour le groupe. Deux ans de travail pour un résultat à la hauteur de toutes les espérances. Alors ne vous étonnez pas d’entendre et de danser bientôt dans tous les dance-floors d’ici et d’ailleurs sur des extraits de  » Zina « , une production à écouter et à apprécier sans modération.

Commander le disque.

7 Colors Music 2000 Wagram.

Voir aussi Choubène, artisans de la pop raï algérienne.