Chaos au Burkina : Macky Sall et Yayi Boni en sapeurs pompiers

Ils vont, dès ce vendredi 18 septembre 2015, tenter d’éteindre le feu qui a été déclenché au Burkina Faso. Eux, ce sont les Présidents du Sénégal et du Bénin, respectivement Macky Sall et Yayi Boni.

Le Chef de l’Etat du Sénégal Macky Sall, par ailleurs président en exercice de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) et son homologue béninois, Thomas Boni Yayi, ont décidé de se rendre, dès ce vendredi 18 septembre 2015, au Burkina Faso. Leur objectif ? Assurer une médiation à la suite du coup d’Etat militaire de mercredi.

Selon Saliou Akadiri, chef de la diplomatie béninoise qui en a fait l’annonce à la télévision nationale, ce jeudi 17 septembre 2015, « l’objectif à cela est de parvenir à un retour à une vie constitutionnelle normale, à la libération du Président et du Premier ministre qui sont otages, et à la libération de tous les ministres ».

Cette décision des deux chefs d’Etat intervient après la déclaration par le Régiment de la sécurité présidentielle de la dissolution du gouvernement de la Transition. Depuis mercredi, aucune nouvelle du Président Michel Kafando et de son Premier ministre Isaac Zida. De même, certains de leur ministre sont encore détenus par les putschistes. La garde présidentielle a donc annoncé, ce jeudi, la création d’un nouveau Conseil national pour la démocratie dirigé par le général Gilbert Djendjeré, qui fut bras droit de l’ancien président Blaise Compaoré.

A l’origine de ce coup de force, les observateurs sont unanimes et imputent cette situation au fait que les pro-Compaoré ont été écartés de la course à la prochaine Présidentielle au Burkina Faso. Ce jeudi soir, le général Gilbert Djendjeré et compagnie ont promis d’organiser des élections au plus vite, bien évidemment avec la participation des pro-Compaoré.

Dix mois après avoir démissionné du pouvoir suite à un soulèvement populaire, Blaise Compaoré revient aux commandes du Burkina Faso, du moins par procuration.