Centrafrique : Samba-Panza dénonce une tentative de coup d’Etat

La présidente de la Transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, qui a écourté son séjour à New York, est arrivée à Bangui, ce mercredi. Elle s’est adressé à la population en dénonçant une tentative de coup d’Etat.

Après quatre jours de violences qui ont éclaté en Centrafrique, la présidente de la Transition, Catherine Samba-Panza, a regagné la capitale après son séjour écourté à New York. Dès son arrivée, elle a tenu à s’adresser à la foule présente à l’aéroport. « C’est une tentative de coup d’Etat qui a eu lieu ces derniers jours à Bangui », a-t-elle martelé.

« La nature politique de ces évènements est évidente. Il s’agissait ni plus ni moins d’une tentative de prise de pouvoir par la force », a affirmé, mercredi soir, Catherine Samba-Panza, dénonçant ces violences qui risquent de retarder le processus électoral sans compter la rupture du dialogue politique et du pacte républicain par une partie de la classe politique et de la société civile.

Vers une sortie de crise

Pour éviter de nouvelles violences, Catherine Samba-Panza préconise de désarmer les milices en faisant usage de la force, si nécessaire. Par ses propos, elle lance un appel aux forces internationales afin qu’elles fassent preuve de plus de fermeté afin de mieux sécuriser les populations. Ces dernières sont, elles, appelées à faire bloc autour de la Transition.

Des journées de deuil national seront également observées, alors que le bilan des violences demeure pour l’heure inconnu. La plupart des ONG internationales et locales n’ont en effet pas pu se rendre sur le terrain à cause de l’insécurité.

A Bangui, il règne désormais un calme précaire alors que deux manifestations prévues mercredi ont été annulées. Depuis samedi, près de 40 personnes ont été tuées et au moins 27 400 autres ont été déplacées. Dans le même temps, 500 détenus se sont échappés de la prison centrale de Bangui.