Centrafrique : quand la Présidente charge les pro-Djotodia !

La violence qui se poursuit et se corse en Centrafrique a fait sortir la Présidente de ses gongs. Catherine Samba Panza, a en effet accusé les ex-rebelles de vouloir « déstabiliser » son mandat, 10 jours seulement après son élection à la tête du pays.

Ce vendredi, une opération de la force de l’Union africaine en Centrafrique, appuyée par l’armée française, se déroulait dans la ville de Sibut (180 km au nord de Bangui). Cette localité est sous le contrôle des combattants de l’ex-rébellion séleka. Dans le même temps, les violences s’accentuaient à Bangui.

Selon la nouvelle dirigeante centrafricaine, « des informations concordantes relayées par les médias internationaux font état de l’irruption de groupes armés appartenant à l’ex-séléka à Sibut avec des velléités de sécession (…). Je suis informée des actes nuisibles en cours pour déstabiliser mon mandat. Je mets en garde ces aventuriers connus, qui ont pourtant montré leurs limites dans la gestion du pouvoir dans un passé récent ».

Pour Catherine Samba Panza, « au moment où le gouvernement appelle au rassemblement, à la tolérance, et à la réconciliation nationale, certains de nos compatriotes veulent prendre sur eux la lourde responsabilité de diviser le pays ». Et de mettre en garde en des termes clairs. « Or, aucun Centrafricain digne de ce nom ne peut laisser prospérer un tel projet funeste et antipatriotique, irresponsable et dangereux. Le peuple centrafricain ne cédera en aucune manière un pouce de son territoire ».

Une source diplomatique citée par Le Parisien avait expliqué jeudi qu’ « il y a eu une redistribution des cartes au sein de la séléka » depuis la démission contrainte, le 10 janvier, de son chef Michel Djotodia, réfugié depuis au Tchad.