Centrafrique, pourquoi les Casques bleus gabonais ont été retirés de la MINUSCA

Casques bleus
Des Casques bleus

Le Secrétariat des Nations Unies a pris la décision de rapatrier tout le contingent gabonais qui faisait partie de la MINUSCA, en raison d’allégations de viols sur cinq filles en Centrafrique. Le contingent qui avait été déployé dans ce pays d’Afrique Centrale était composé de 450 militaires.

C’est suite à des accusations d’abus sexuels en cours de traitement, que les Nations Unies ont pris la décision, ce mercredi 15 septembre 21 de retirer le contingent gabonais des effectifs de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine).

Dans un communiqué, la MINUSCA a indiqué qu’elle a été alertée sur des allégations d’abus sexuels commis par le contingent militaire gabonais déployés dans le centre de la Centrafrique. « La gravité de ces allégations et de la politique de tolérance zéro des Nations Unies », la MINUSCA a indiqué avoir dépêché une mission pluridisciplinaire sur les lieux, chargée d’évaluer la situation et pris des mesures de préventives.

Cinq filles ont été violées par des militaires gabonais et, selon l’NU, « les victimes identifiées ont été aussitôt prises en charge par les partenaires selon leurs besoins médicaux, psychosociaux et en matière de protection ». « En raison de la gravité de ces dernières allégations rapportées, le Secrétariat des Nations Unies a pris la décision de rapatrier tout le contingent gabonais de la MINUSCA ».

« Lorsqu’il existe des preuves crédibles de cas répandus ou systémiques d’exploitation et d’abus sexuels commis par des unités d’un pays contributeur, ou lorsqu’un pays contributeur n’a pas pris les mesures voulues pour enquêter sur ces allégations, ou lorsqu’un pays contributeur n’a pas amené les auteurs de ces actes à en répondre ou informé le Secrétaire général des progrès des enquêtes ou des mesures prises », justifie la MINUSCA.

La MINUSCA, qui explique que c’est depuis 2017 que son Comité permanent d’examen de mise en œuvre évalue le contingent Gabonais après des accusations d’abus sexuels, a précisé que c’est le mardi 14 septembre 2021 que la décision du retrait du contingent gabonais déployé en RCA, composé de 450 militaires, a été communiquée par l’ONU aux autorités gabonaises.