Centrafrique : les soldats de Sangaris rentrent en France dès le 15 septembre

Le commandant de l’opération française Sangaris en Centrafrique, le général Francisco Soriano, a indiqué, ce vendredi, que le retour en France de ses soldats commencerait à partir du 15 septembre, avec le relais de la mission de l’ONU.

Des soldats français devraient, d’ici les prochains mois, quitter la Centrafrique. Le général Francisco Soriano, commandant de l’opération française en Centrafrique, a indiqué en effet, ce vendredi, que le retour en France de ses soldats commencerait à partir du 15 septembre, avec le relais de la mission de l’ONU. Ce dernier, interrogé par Europe 1 sur la fin prévisible de Sangaris, lancée le 5 décembre 2013 par le Président François Hollande comme une opération « brève, qui n’a pas vocation à durer », a répondu, en évoquant la future mission de maintien de la paix des Nations unies : « Nous resterons jusqu’à ce que cette opération soit pleinement opérationnelle. C’est à partir du 15 septembre qu’elle prendra sa capacité opérationnelle. Eh bien nous, nous l’accompagnerons jusqu’à ce qu’elle ait atteint sa pleine capacités, ce qui devrait se faire d’ici la fin de l’année ».

« Les difficultés sont encore importantes »

« Les premiers retours de soldats de Sangaris pourraient donc intervenir à partir du 15 septembre ? », interroge Europe 1
« C’est exactement ça », a de nouveau confirmé le général Soriano.
Egalement interrogé sur les troubles qui persistent en dépit de la présence française, selon lui, « aujourd’hui, la population musulmane, notamment dans Bangui, souffre, c’est une réalité, elle qui a besoin de sécurité ».

D’après le responsable militaire français, « les milices anti-balaka exercent une véritable pression sur les populations musulmanes ». Mais pour lui « la situation est en train de s’améliorer. Il en veut pour preuve des retours de musulmans qui s’étaient réfugiés au Cameroun », soulignant qu’il ne faut pas oublier que la Centrafrique, « c’est un pays qui a connu vingt années de crise. Nous ne réfutons pas les problèmes, les difficultés, qui sont encore importants, mais on ne peut occulter tout le travail qui a été fait par la force Sangaris ».

Les tueries se poursuivent dans le pays, dans la capitale Bangui notamment, où 17 personnes avaient été tuées dans une église la semaine dernière. Les autorités de transition avaient, elles, dénoncé un complot à leur égard.