Centrafrique : les combats de plus en plus violents à Bangui

La Centrafrique fait craindre le pire. Ce mercredi matin, la capitale centrafricaine, Bangui, est le théâtre d’échanges de tirs, fruit de la confrontation sanglante entre séléka et anti-balaka.

La Centrafrique fait craindre le pire. Ce mercredi matin, la capitale centrafricaine, Bangui, est le théâtre d’échanges de tirs, fruit de la confrontation sanglante entre séléka et anti-balaka.

Après plusieurs incidents au cours de la matinée dans plusieurs quartiers nord de la capitale centrafricaine, les rues et grandes avenues de Bangui se sont vidées. Des tirs et des détonations pouvaient cependant être entendus par intermittence dans tous ces secteurs. Selon l’AFP, ces tirs se sont intensifiés en début d’après-midi pour s’étendre vers le sud et se rapprocher de l’aéroport international, où sont basés les militaires français de l’opération « Sangaris » et de la force africaine (MISCA). Dans le quartier PK9, sur la principale avenue menant à la sortie nord de Bangui, seuls deux véhicules blindés de soldats tchadiens de la force africaine étaient visibles au loin, informe le site qui relève que des tirs éclataient à intervalles réguliers, sans qu’il soit possible d’en déterminer l’origine.

Cette vague de violence qui avait été déclenchée le 5 décembre par une offensive sur la capitale de miliciens anti-balaka qui s’en prenaient aux séléka, a fait près d’un millier de morts.