Centrafrique : le porte-parole de la Présidence brutalisé par un ex-officier séléka

Le porte-parole de la présidence de la République, Simplice Kodégué s’est vu agresser par un tout-puissant officier séléka, le samedi 21 septembre 2013. C’était dans un petit accident de circulation, à hauteur de la Place Marabéna, sur l’Avenue Koudoukou, à Bangui.

On n’en parlera jamais assez de ces violences physiques perpétrées par les tout-puissants séléka sur la population civile. Cette fois, au sommet de l’Etat, Simplice Kodégué, porte-parole de la Présidence de la République, a été sauvagement agressé en public par un officier séléka.

En effet, l’homme en tenue, roulait sur une moto BMX, allant du marché Miskine vers la Paroisse Notre Dame d’Afrique. Arrivée au niveau de la Place Marabéna, dans une imprudence, il a, lui-même, heurté le pick-up du porte-parole, alors que ce dernier était garé au bord de la route. Une fois l’engin a percuté la voiture, l’officier est propulsé en avant et s’est cogné frontalement contre le capot arrière du pick-up. Il s’est retrouvé blessé au front.

Furieux comme tout bon séléka, l’officier s’est relevé pour agresser sauvagement Simplice Kodégué, le saisissant par le col de sa veste en lui proférant des menaces mortelles. D’autres officiers de cette ex-rébellion, non loin des lieux, ont accouru pour porter secours à leur pair. Heureusement, l’un d’eux a pu remarquer le porte-parole qui venait à peine de prendre fonctions. C’est celui-là qui a conseillé à ses pairs de faire attention, car ils étaient en présence d’une haute autorité de l’Etat. N’eût été cette dernière intervention, l’on aurait dû assister à une autre scène, du genre de l’enlèvement et certainement de l’assassinat du pauvre Kodégué.

Ce fait démontre combien le désarmement des officiers de cette ex-rébellion est une nécessité pour les efforts de restauration de la sécurité encours. Occasion également de saluer la décision de l’engagement du Président français, François Hollande, d’envoyer 300 soldats français en plus des 450 déjà en Centrafrique pour le désarmement forcé de ces officiers. Le même satisfecit pour le Président tchadien, Idriss Déby qui a décidé d’envoyer 400 soldats pour la même cause.