Centrafrique : Le Drian prévient que ce sera plus long que prévu

Au lendemain de l’annonce de l’envoi de 400 soldats français supplémentaires en Centrafrique, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, estime que l’opération militaire française sera plus longue que prévu.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a justifié ce samedi l’envoi de 400 soldats français supplémentaires en Centrafrique, estimant que le degré de violence rendait l’opération plus longue que prévu.

« Je crois que ça sera plus long que prévu, parce que le niveau de haine et de violence est plus important que celui qu’on imaginait », a déclaré le ministre de la Défense sur RFI. Le Drian poursuit en indiquant qu’une opération militaire « ne se décrète pas comme du papier à musique, il faut s’adapter, se rendre compte des situations et répondre au besoin de sécurité en fonction des événements ».

La France a décidé, vendredi, d’envoyer 400 soldats supplémentaires en Centrafrique, portant à 2 000 le nombre de militaires français sur place. « A partir du moment où on s’oriente vers une opération de maintien de la paix au niveau des Nations unies, je pense que cet accroissement de notre présence était indispensable », justifie le ministre qui indique qu’ « il est tout à fait nécessaire de garantir notre présence, c’est la raison pour laquelle le président de la République a décidé de renforcer les forces françaises de Sangaris pour lutter contre toutes les formes d’insécurité, à Bangui et dans l’ensemble de la République centrafricaine ».

« Au début d’une opération militaire, on ne peut pas dire à l’avance à quel moment elle finira (…). « Les opérations militaires sont toujours difficiles, s’adaptent en fonction des circonstances, mais nous sommes tout à fait déterminés à ce que la Centrafrique garde son intégrité et que progressivement la sérénité revienne, pour permettre à tous les Centrafricains de vivre ensemble ».

Pour Le Drian, « il fallait renforcer, mais aussi faire en sorte que la sécurité quotidienne soit assurée en Centrafrique où beaucoup d’exactions continuent d’être perpétrées (…). « L’important aujourd’hui c’est la sécurité de proximité (…) C’est pourquoi la présence de gendarmes est indispensable, pour que progressivement l’Etat centrafricain ait les outils de sa propre sécurité intérieure, avec aussi la nécessité de renforcer la chaîne judiciaire ».