RCA : la France va augmenter ses troupes d’ici fin 2013

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré ce dimanche à Bangui, que la France compte augmenter ses troupes déployées en République centrafricaine d’ici la fin de l’année 2013.

En visite à Bangui ce dimanche, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, a confié que la la France augmentera le nombre de ses troupes déployées en République centrafricaine d’ici la fin de l’année.

L’annonce avait été faite depuis Mali, lors de l’investiture du Président Ibrahim Boubacar Keita, par le Président de la République française, François Hollande. Cette décision a été confirmée par le patron de la diplomatie française, ce dimanche. En effet, le 20 septembre dernier, le Président tchadien, Idriss Déby, faisant allusion à la guerre au Mali, tirait la sonnette d’alarme en ces termes : « il ne faut pas croire que c’est terminé. Ce n’est pas terminé. Ailleurs, il y a un autre foyer au cœur de l’Afrique. Et si nous ne faisons pas attention, demain, la Centrafrique peut être aussi un sanctuaire de terroristes. On n’a jamais pu résoudre la crise en République centrafricaine », avait-il souligné, avant de faire un clin d’œil à Hollande présent à cette cérémonie d’investiture. « (…) Nous espérons que la France va nous soutenir sur le plan financier, logistique (…), en attendant qu’on ait d’autres possibilités de financement ». Un message qui a été entendu par son homologue français, François Hollande, qui avait annoncé que la France, qui dispose d’une force de 410 hommes en Centrafrique, pourrait davantage être présente.

Ce dimanche, lors d’une conférence de presse à Bangui, Laurent Fabius a confié qu’il « s’agit de reconstruire un pays. Actuellement, il y a 410 soldats français qui sécurisent l’aéroport et patrouillent dans Bangui. Au fur et à mesure des résolutions des Nations Unies, nous allons donner un coup de pouce, surtout dans le domaine logistique. Et, nous allons monter un peu dans un premier temps, avant de re-stabiliser. Ce sera fait d’ici la fin de l’année ». Le patron de la diplomatie française a tenu cependant à préciser et avertir : « S’il y avait par malheur une augmentation des exactions, évidemment la réaction serait beaucoup plus forte et rapide ».

Selon Laurent Fabius, « il a été exigé qu’il y ait des élections libres début 2015 auxquelles les autorités de transition ne se représenteront pas ». Il a en outre souligné que la dissolution de la Séléka doit être réelle. « Concrètement, cela veut dire que M. Djotodia, ancien chef de la Séléka, dise « je dissous la Séléka ». On ne peut pas avoir des bandes armées à travers le pays ». Un message on ne peut plus clair qu détermine la position de la France. De toute évidence, la balle est dans le camp de Djotodia.