Centrafrique : la Cour pénale internationale enquête sur les crimes commis depuis 2012

Pour la première fois les crimes commis en Centrafrique, depuis 2012, feront l’objet d’une enquête préliminaire par la Cour pénale internationale (CPI). L’institution mène actuellement sa première mission au Centrafrique. Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) se dit soulagé des sanctions de l’ONU à l’égard de François Bozizé, Lévi Yakété et Nourredine Adam.

Lors d’une conférence de presse, jeudi, à Bangui, le chef de section de la Coopération international de la CPI, Amadi Bah, a déclaré que des graves crimes ont été commis depuis 2012 en Centrafrique.

En 2003, ce pays avait déjà saisi la CPI, pour un dossier concernant des crimes commis sur son territoire par les combattants du Mouvement de libération du Congo (MLC), rapporte Romandie.

Aujourd’hui, ce sont les exactions commises, entre autres, par les anciens membres de la Séléka, à majorité musulmane, qui font l’objet de cette enquête préliminaire, ouverte le 7 février.

Les milices chrétiennes, anti-Balaka, qui cherchent à se venger des actes commis par la Séléka, sont aussi concernées par cette enquête.

Le principal parti « soulagé » par les sanctions de l’ONU

Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) a exprimé dimanche son réel soulagement face à l’intervention de la CPI et aux sanctions de l’ONU.

« C’est avec satisfaction et un réel soulagement que le MLPC prend acte de ces sanctions prises par le comité dédié du Conseil de sécurité des Nations unies » selon le communiqué.

L’ex-président François Bozizé, le coordinateur des milices chrétiennes anti-Balaka, Levy Yakété et le numéro deux de l’ex-coalition rebelle Séléka, Nourredine Adam sont les trois personnalités touchées par ces sanctions qui consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager.

En attendant les 12.000 Casques bleus promis par l’ONU pour septembre, ces sanctions marquent le resserrement judiciaire « autour des auteurs, co-auteurs, et commanditaires des nombreux crimes de guerres et crimes contre l’humanité ».