Centrafrique : la 10e session du comité de la CICOS prend fin

L’hémicycle du palais de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) en République centrafricaine a servi de cadre, le 10 septembre, aux assises de la 10e session ordinaire des ministres de la Commission internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha (CICOS). Les travaux ont été présidés par le président du comité des ministres sortant, Léopold Mboli-Fatran, ministre centrafricain de l’Energie et de l’hydraulique en présence du ministre congolais chargé de la Marine marchande, Parfait Martin Coussoud-Mavoungou ainsi que des représentants des autres ministres des pays membres.

(De notre correspondant)

La Commission internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha (CICOS) est une initiative des pays se partageant le bassin de l’Oubangui à l’exemple de la Commission du bassin du lac Tchad. Fondée le 6 novembre 1999, l’institution regroupe le Cameroun, le Congo, la République Démocratique du Congo, le Centrafrique auxquels se sont joints par la suite le Gabon et l’Angola. Son but, non seulement la capitalisation du potentiel hydrique du bassin Oubangui, mais aussi et surtout les questions de sa préservation dans l’optique d’un développement durable. A cet effet, la CICOS veille sur toutes les activités liées à l’exploitation de l’eau du bassin, entre autres la navigation, l’entretien du cours d’eau, la pêche, etc.

La 10e session du Comité qui vient de s’achever à Bangui, en République centrafricaine a été précédée d’une session du Comité de direction, organe chargé d’affiner les réflexions en prélude à la rencontre des ministres. Le Comité de direction composé d’experts de la CICOS a notamment abordé les points suivants : le budget de la commission exercice 2013 qui a été arrêté à la somme de 1 535 millions de FCFA (2,34 millions d’euros) ; le plan d’action triennal de la CICOS 2013-2015 ; le projet de formulation d’un programme d’action et d’outils de mise en œuvre pour la gestion durable des pêches et la sécurité alimentaire dans le bassin du Congo ; les normes de construction, de réparation et d’entretien des unités fluviales en acier ; la carte et le cahier des statistiques des accidents et incidents de navigation fluviale et lacustre dans le bassin ; les termes de référence sur la stratégie de communication de la CICOS.

Quatre thématiques abordées par les ministres

D’abord, les ministres ont procédé à l’examen du procès verbal des travaux de la 9e session qui s’est tenue à Yaoundé au Cameroun le 22 août 2011. Le second point relatif au rapport d’exécution du budget 2011 a arraché la satisfaction de tous les ministres. Par ailleurs, le troisième axe des débats a porté sur la revalorisation du salaire de base du Secrétaire général de la CICOS suite à une requête de celui-ci. Les ministres ont jugé fondée la requête et ont donné mandat au président du comité des ministres d’entrevoir les conditions de l’application de la revalorisation. Le quatrième et dernier point a porté sur l’examen et l’adoption du rapport des travaux de la 11e session ordinaire du comité de direction ainsi que des débats sur les points n’ayant pas fait l’unanimité lors de cette session du comité de direction.

A la fin de la session, Mboli Fatran a passé la main à son homologue congolais, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, ministre délégué auprès du ministre d’Etat des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, chargé de la marine marchande. Le président sortant a conclu en se disant très satisfait des acquis capitalisés par la CICOS pendant le mandant de la République centrafricaine.