Centrafrique : Djotodia vit-il ses dernières heures au pouvoir?

Le sort du président centrafricain de transition Michel Djotodia sera au menu du jour lors du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) sur la Centrafrique qui se tiendra jeudi et vendredi dans la capitale tchadienne N’Djamena.

L’avenir du président de transition Michel Djotodia sera largement abordé au sommet extraordinaire des chefs d’État de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) d’Afrique centrale qui se tiendra jeudi et vendredi à N’Djamena. Ils devraient prendre des décisions sur son sort, a confirmé le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, écartant la possibilité de modifier le dispositif militaire français.

Tous préoccupés par l’ampleur de la crise centrafricaine, les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale veulent en effet un départ de Michel Djotodia pour organiser rapidement des élections afin de rétablir la paix dans le pays. A l’issue du sommet de N’Djamena, le président centrafricain de transition pourrait donc bien vivre ses dernières heures à la tête du pays. Seulement il ne l’entend pas de cette oreille. Son porte-parole a affirmé ce mercredi matin en guise de réponse que son départ « n’est pas à l’ordre du jour » .

La Misca joue son rôle sur le terrain

Depuis son arrivée au pouvoir après avoir commis le coup d’Etat contre François Bozizé, Michel Djotodia n’a pas réussi à stabiliser le pays. Les combats entre milices se poursuivent malgré la présence de la force française chargée de rétablir l’ordre. Laurent Fabius a, pour sa part, prévenu qu’il n’y « aura pas de renforts en Centrafrique. Nous maintiendrons notre contingent de 1 600 hommes », soulignant qu’il ne s’agit pas de se substituer aux Africains, faisant référence à la Misca. Selon le chef de la diplomatie française, « la Misca monte en régime et passera bientôt à 6 000 hommes. Elle joue déjà son rôle sur le terrain ».

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian estime de son côté que « dans l’état actuel des choses, il n’y a pas de raisons particulières d’envoyer des renforts en Centrafrique. En RCA, nous tiendrons nos engagements comme nous l’avons fait au Mali. Il n’y aura pas d’engrenage. La situation est difficile, mais on ne doit certainement pas parler d’enlisement ». Selon lui, « l’objectif doit être maintenu : désarmer impartialement, rétablir la sécurité, faciliter l’aide humanitaire, préparer la transition politique ».