Centrafrique : Djotodia limoge le chef d’état-major de l’armée

Le ched d’Etat de transition de la Centrafrique Michel Djotodia a limogé son chef d’état-major, le général Dollé-Waya, par décret présidentiel, diffusé à la radio nationale. Un limogeage qui intervient au lendemain des combats meurtriers dans l’ouest du pays, entre les partisans du Président déchu et les ex-rebelles du Séléka, rébellion dirigée par Michel Djotodia, qui a conduit à la chute de François Bozizé.

Jean-Pierre Dollé-Waya n’aura pas fait long feu à la tête de l’armée centrafricaine. Elu chef d’état-major suite à l’accession au pouvoir en mars dernier, il a été limogé par le Président de transition, Michel Djotodia, par décret diffusé à la radio nationale. Il est remplacé par le commandant de la garde de l’ex-Président, Ange-Félix Patassé – renversé par François Bozizé en 2003.

Meurtriers combats dans l’ouest

Pour le moment, les raisons du limogeage du général Jean-Pierre Dollé-Waya n’ont pas été précisées. Mais cette décision du chef de l’Etat de transition intervient au lendemain des affrontements meurtriers dans l’ouest du pays, entre les partisans de François Bozizé, renversé en mars dernier, et les ex-rebelles du séléka, dirigé par Michel Djotodia, qui ont mené le coup d’Etat contre l’ancien dirigeant. Ces combats entre les deux parties ennemies ont fait une soixantaine de morts le week-end dernier, selon des services militaires. Cette sanglante confrontation serait-elle à l’origine de l’éviction du responsable militaire qui a servi sous le régime de François Bozizé?

En tous cas, les partisans de l’ancien Président François Bozizé ont montré qu’ils étaient toujours bien présents dans le pays. Ces derniers contrôlent depuis ce mardi des villages proches de la ville de Bossangoa, dans l’ouest, région natale du Président déchu. Des violences qui aggravent la situation du pays, où l’insécurité règne en maître depuis la destitution de l’ancien régime. Des rebelles du séléka sont accusés de pillages, d’exactions par la population. Sans compter que la situation humanitaire est toujours aussi catastrophique.