
Le bilan de l’effondrement d’un site d’exploitation aurifère artisanale à Zamboye, dans la préfecture de Nana-Mambéré, dépasse désormais 100 morts. Les opérations de recherche et de récupération des victimes se poursuivent près de la frontière avec le Cameroun. Une enquête judiciaire a été ouverte afin d’établir les circonstances de l’accident et les éventuelles responsabilités liées à l’exploitation du site.
Mardi 18 août 2026, plusieurs galeries souterraines dans lesquelles travaillaient les mineurs se sont effondrées, provoquant un glissement de terrain sur un site minier artisanal situé à Zamboye, dans l’ouest de la République centrafricaine. Des sources locales et des organisations de secours ont fait état de plus de 100 décès après la récupération de nombreux corps. Le nombre définitif de victimes n’a toutefois pas encore été officiellement consolidé, plusieurs personnes pouvant toujours se trouver sous les décombres.
Des opérations de secours toujours en cours
Les recherches se poursuivent sur le site afin de retrouver les personnes encore portées disparues. Des volontaires de la Croix-Rouge, des habitants et des travailleurs présents sur place participent aux opérations de récupération. Les secours sont confrontés à des difficultés liées notamment au manque d’équipements spécialisés. Des corps ont été extraits des décombres et plusieurs survivants ont été grièvement blessés.
At least 107 miners were killed and many others were trapped in a gold mine collapse in Zamboye, a border village between Cameroon and the Central African Republic.
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— PressTV Extra (@PresstvExtra) August 19, 2026
Certaines sources indiquent que des blessés ont été pris en charge dans les structures médicales de la région. Les premières informations communiquées après l’accident faisaient état de plusieurs dizaines de morts. Le bilan s’est ensuite rapidement alourdi, dépassant la centaine de décès. Un premier décompte relayé par le maire de Garoua-Boulaï faisait état de 107 corps retrouvés. Mais les recherches se poursuivent et plus de dix corps supplémentaires ont encore été récupérés jeudi matin, selon un volontaire de la Croix-Rouge cité par l’Associated Press. Aucun bilan officiel consolidé n’a pour l’heure été communiqué.
Une enquête judiciaire ouverte
Des ressortissants de pays voisins figurent également parmi les victimes de l’effondrement. Des sources font notamment état de la présence de mineurs camerounais et tchadiens parmi les personnes décédées. La proximité du site avec la frontière camerounaise explique la présence de travailleurs originaires des pays voisins. Le parquet de Baboua a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances de l’effondrement.
Les investigations doivent notamment permettre d’identifier les victimes, d’établir les conditions dans lesquelles l’exploitation était conduite et de déterminer les éventuelles responsabilités pénales. Les autorités doivent également établir les conditions de fonctionnement du site minier et vérifier le respect des règles applicables à l’exploitation artisanale de l’or. L’enquête doit se poursuivre parallèlement aux opérations de recherche et d’identification des victimes.
Des conditions d’intervention difficiles
Le drame s’est produit dans une zone où l’exploitation artisanale de l’or constitue une activité économique importante. Des milliers de personnes travaillent dans ce secteur en République centrafricaine. Les exploitations artisanales utilisent fréquemment des puits et des galeries creusés avec des moyens limités. Selon le parquet de Baboua, plusieurs galeries souterraines se sont effondrées, provoquant un glissement de terrain. Les conditions de sécurité et les moyens techniques disponibles font partie des éléments examinés dans le cadre de l’enquête.
La récupération des victimes nécessite des opérations progressives en raison de l’instabilité du terrain. Les équipes présentes sur place travaillent à l’extraction des corps et à la recherche des personnes susceptibles d’être encore ensevelies. Des images diffusées après l’accident montrent des travailleurs et des habitants intervenant autour des zones effondrées. Les opérations se déroulent avec des moyens limités.
À Zamboye, une ruée vers l’or déjà jugée dangereuse
Le drame de Zamboye intervient dans une zone où l’exploitation de l’or s’est fortement développée ces dernières années, souvent dans des conditions difficiles à contrôler. Des experts des Nations unies avaient déjà signalé les risques liés à certaines activités minières dans l’ouest de la République centrafricaine, évoquant notamment des exploitations informelles, des méthodes d’extraction dangereuses et la présence d’acteurs armés autour de certains sites.
La catastrophe du 18 août remet ainsi en lumière la fragilité d’un secteur qui fait vivre des milliers de personnes mais reste marqué par le manque d’encadrement, de moyens techniques et de dispositifs de sécurité. À Zamboye, l’enquête devra donc établir non seulement les causes immédiates de l’effondrement, mais aussi les conditions dans lesquelles cette exploitation aurifère pouvait fonctionner.




