Centrafrique : 800 soldats français supplémentaires attendus en décembre

La France est prête à envoyer en Centrafrique 800 soldats qui viendraient s’ajouter aux 410 militaires déjà sur place, a affirmé le Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye qui annonce l’arrivé dans son pays du contingent français à la mi-décembre.

Le Premier ministre centrafricain a été reçu ce lundi à Paris par le ministre français des Affaires étrangères. Cette visite intervient au moment où la Centrafrique est en proie à des violences. La France est prête à envoyer en Centrafrique 800 soldats qui viendraient s’ajouter aux 410 militaires déjà sur place, a affirmé lundi à l’AFP le Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye, à l’issue d’une rencontre avec le chef de la diplomatie française, à Paris.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, « a parlé de l’envoi de 800 hommes pour l’instant, qui s’ajouteraient aux 410 déjà présents », a déclaré Nicolas Tiangaye. Il a en outre précisé que « le rôle de la France sera d’appuyer les forces de la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) en termes militaires, logistique et d’assistance technique (…). Tout cela va se faire vers la mi-décembre, après le vote d’une résolution au Conseil de sécurité », a-t-il ajouté.

« La mise en place d’une force de maintien de la paix de l’ONU va prendre du temps (…). Dans l’immédiat, il faut un mandat sous le chapitre 7 de la charte (de l’ONU, qui autorise le recours à la force, ndlr) permettant à la MISCA et à la France de rétablir la sécurité sur tout le territoire et assurer la protection des populations civiles », a indiqué le Premier ministre centrafricain qui poursuit : « il y a une insécurité généralisée, de graves crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont commis en Centrafrique(…). La France a les moyens, militaires, financiers et diplomatiques pour que son action soit efficace ».

Depuis le renversement du régime de François Bozizé par Michel Djotodia, chef des rebelles séléka, le 24 mars dernier, la Centrafrique est en proie à des violences. Le Président Djotodia semble dépassé par les exactions commis par ses artisans, les séléka.