Centrafrique : 15 morts dans des affrontements à Bambari

Des affrontements intercommunautaires qui ont éclaté la semaine dernière à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, ont repris ce weekend et fait 15 morts et 20 blessés, selon un nouveau bilan délivré ce lundi par les autorités centrafricaines.

Regain de violences en Centrafrique. Les affrontements intercommaunautaires qui avaient éclaté la semaine dernière à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, ont repris ce week-end, faisant au moins 15 morts et 20 blessés, selon un nouveau bilan, délivré ce lundi auprès de la gendarmerie locale. Vendredi dernier, un bialn intial faisait état de 10 morts et cinq blessés dans les violences de la veille.

Selon ce responsable de la gendarmerie, les tirs nourris d’armes automatiques ont été entendus dimanche vers 19 heures dans les quartiers non musulmans, faisant fuir des milliers d’habitants en brousse. Ces tirs proviendraient de jeunes musulmans et d’ex-rebelles de la coalition Séléka, qui a mené le coup d’Etat contre François Bozizé. Ces tirs aussi visaient des positions tenues par les miliciens anti-balaka », majoritairement chrétiens. Selon le responsable de la gendarmerie, devant l’ampleur des tirs, des casques bleus de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) et les forces de sécurité et de défense intérieures ont effectué des tirs de sommation pour séparer les deux camps.

Malgré la présence des troupes françaises, de l’ONU et de la force africaine Misca, la violence est toujours de mise en Centrafrique. La capitale centrafricaine Bangui est régulièrement en proie au banditisme, à des affrontements ou encore tueries. Sans compter que l’arrière pays est livré à lui-même et il n’est pas rare que les populations soient à la merci des groupes armés présents sur place, qui sèment la terreur.

La présidentielle en Centrafrique est prévue en octobre 2015. Mais de nombreux observateurs se demandent si le pays est prêt pour accueillir ce scrutin qui devrait tourner la page de la transition menée par la présidente Catherine Samba Panza.