« Cèdre et Baobab », des ténèbres vers la lumière

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Cèdre et Baobab souffle sa première bougie. Chronique d’une société où les repères auxquels se raccrocher n’existent pas.

Mehdi Omaïs est un dompteur. L’écriture hypnotise. Avec un style particulier, il emporte les lecteurs dès les premières lignes, de manière telle qu’il les promène rapidement et naturellement à la fin de chacun de ses ouvrages.

Dans Cèdre et Baobab, sortie en janvier 2012 (éditions Pascal Galodé), Mehdi raconte l’histoire étonnante d’un cèdre et d’un baobab. Walid, un jeune libanais adopté par un couple de Français dans les années 70. Anna, une franco-Sénégalaise qui porte un lourd secret. Des histoires étonnantes. Un récit bien vivant.

Celui d’une femme qui ne sait comment donner un sens à sa vie. Anna croit savoir par moment. Une mêlée d’illusions car serrée dans des bras audacieux. Seulement, la vérité est ailleurs. Au-delà des frontières qui l’entourent. C’est au bout de longs périples que son puzzle à fleurs se construira, avec néanmoins des pétales manquantes…

C’est aussi celui d’un homme dont le tempérament glacial mettra plusieurs années avant de laisser place à de la luminosité. Une vie souterraine où Walid n’a pas sa place. Son envol est incontournable. En quête d’une vie meilleure, d’une première lumière, d’une énigme à résoudre. Dans son élan, il assouvit son plus grand désir sans le conclure comme il l’aurait imaginé. Peu importe, Walid retrouve son monde, pour un temps. « Mais à sa place. Enfin. »

Le déracinement. La solitude. Deux destins troubles que la vie a décidé de croiser ou de décroiser. La rencontre entre ces deux êtres est violente. Suave. Mais tellement probante. Elle recouvre une lutte métallique, changée en quintessence.

Vous l’aurez compris. Si vous ne l’avez pas encore lu, Cèdre et Baobab est à ne pas rater. La seule remarque que l’on puisse faire à Omaïs, c’est de nous tirer trop rapidement vers la fin. Ereinter de ne pas en avoir et en savoir plus. Encore.

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 Trois questions à Mehdi Omaïs :cedre_et_baobab_-_copie.jpg

Afrik.com : Il semble que vos origines, libanaises et sénégalaises, ont été un puis d’inspiration pour l’écriture de Cèdre et Baobab ?

Mehdi Omaïs :
Je suis sénégalais de nationalité et libanais d’origine. Mais ne vous avisez pas de me demander où je me retrouve le plus. J’aime ces pays de façon viscéral et je me sens si bien, lové dans les racines du Cèdre et du Baobab.

Afrik.com : Un roman plus vrai que nature. Finalement, les histoires de Walid et d’Anna peuvent-être celles de Monsieur ou Madame tout le monde…

Mehdi Omaïs :
Au-delà des origines des personnages du roman, il y a une universalité dans le propos. Tout le monde court après ses racines, après les pièces manquantes d’un puzzle de vie. Je crois que, quel que soit nos origines, notre sexe ou nos religions, nous aspirons tous à une plénitude que je crois possible qu’à l’instant où l’on se connait parfaitement.

Afrik.com : La suite maintenant, c’est quoi ?

Mehdi Omaïs :
Le nouveau roman est terminé. Il cherche son éditeur.

 Mehdi Omaïs, en bref :

Né à Dakar, au Sénégal, en 1983, Mehdi Omaïs est d’origine libanaise. A 18 ans, il rejoint l’hexagone. Direction la capitale où il poursuit ses études supérieurs de commerce. Diplomé d’un MBA de production audiovisuelle, il écrit dans la rubrique cinéma du quotidien Métro. En septembre 2010, il lance le site Internet www.lescinevores.com, Cèdre et Baobab (2012), quatrième roman d’Omaïs, arrive après La mort est belle (2007), Le troisième enfant (2008) et Le livre perdu (2009).